» Car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni rien de secret qui ne doive être connu  » (Mat 10 :26)

 » Terry Jones, ancien hôtelier devenu pasteur, veut brûler le Coran.

Le pasteur évangélique à  Gainesville, en Floride, menace de brûler des exemplaires du Coran samedi pour commémorer les attentats du 11 septembre.

Jusqu’à  l’annonce de sa cérémonie provocatrice, prévoyant de brûler samedi 11 septembre des Corans pour marquer l’anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, le  » Dove World Outreach Center  » (Centre colombe pour aider le monde), basé à  Gainesville, en Floride, n’était qu’une des nombreuses Églises évangéliques, qui foisonnent aux États-Unis. Ultra-minoritaire, elle ne compte que 50 membres. Créée en 1986, elle prêchait une interprétation stricte de la Bible. Ses paroissiens organisaient des actions de charité pour les nécessiteux. Puis en 2001, arrive le révérend Terry Jones, ancien gérant d’hôtel de 58 ans. Il se lance dans une diatribe enflammée contre l’Islam, accusé de vouloir conquérir le monde, et contre le Coran, livre  » rempli de mensonges « . L’an dernier, il avait affiché un panneau portant ce slogan :  » L’islam est le diable même « . Le général américain David Petraeus a mis en garde le pasteur évangélique contre les conséquences de son autodafé, qui risquerait, selon lui, de mettre en danger les troupes américaines basées dans des pays musulmans, et notamment en Afghanistan . A Kaboul, les réactions n’ont pas tardé. Des militants ont brûlé des portraits à  l’effigie de Terry Jones, en scandant  » mort à  l’Amérique  » et  » mort à  Obama  » .

 » Le problème n’est pas entre les religions, mais entre des fanatiques fondamentalistes qui existent de chaque côté. Juifs, chrétiens et musulmans sont plus que prêts à  se tendre la main  » assure Larry Reimer, de l’Église unie de Gainesville. Il en veut pour preuve les 2000 personnes qui ont déjà  signé une pétition demandant à  Terry Jones de renoncer à  son autodafé. « 

Brûler le Coran, une  » grave offense  » selon le Vatican

Le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux a déclaré mercredi 8 septembre à  Rome que brûler le Coran serait  » un geste de grave offense envers un livre considéré comme sacré par une communauté religieuse « . Une prise de position inhabituelle de la part de la Curie romaine, qui se garde généralement de critiquer les pratiques des Églises évangéliques. Le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, s’est pour sa part dite  » encouragée par la condamnation claire et sans équivoque de ce geste irrespectueux, qui est venue des chefs américains de toutes les religions (…) ainsi que des dirigeants américains laïques et des leaders d’opinion « . (Agnès Rotivel-La Croix.com, 08/09/10)

Beaucoup de bruit pour pas grand-chose… mais

Ce n’est pas l’islam qui est directement visé. Ce sont les Églises évangéliques, qui par le biais de cet incident, que l’on pourrait qualifier d’épiphénomène, sont une fois de plus discréditées. On sait bien que les musulmans sont extrêmement  » chatouilleux  » dès que l’on ose émettre une critique ou un  » jugement  » à  propos de leur religion et il n’en faut pas davantage pour que le monde politique s’émeuve, de manière plus qu’outrancière, des propos d’un  » pasteur  » quelque peu illuminé et certainement en mal de notoriété, quand on sait que sa paroisse ne compte qu’une petite poignée de fidèles.

Que dirait-on si demain, un musulman se proposait publiquement, médias à  l’appui, de brûler la Bible ? Y aurait-il autant de protestations de la part des uns et des autres, le scandale prendrait-il autant d’ampleur, les chrétiens eux-mêmes se sentiraient-ils offensés ?

Bien qu’il s’agisse d’un évènement isolé, l’opinion ne tarde pas à  faire un amalgame et à  montrer du doigt les évangéliques, à  les dépeindre comme des extrémistes dangereux, qui sous le couvert de l’Évangile, poussent à  la haine des autres religions.

Il est certain que des dérivistes existent, mais nous ne pouvons en aucun cas les cautionner, même si nous reconnaissons implicitement et exprimons explicitement que l’islam et le christianisme ne peuvent cohabiter. L’islam ne prêche-il pas qu’il faut éliminer les Juifs et les Chrétiens(1) ? Mais qui s’émeut réellement au sein de la classe politique de cette haine qui perdure depuis des siècles ?

Le Vatican parle d’œcuménisme en tant que solution idéale pour le rapprochement des religions et demande aux chrétiens de  » tendre la main aux musulmans  » dans un geste d’apaisement… est-ce vrai des deux côtés ?

Que d’hypocrisies dans ce débat ridicule, qui une fois encore démontre de façon radicale que la religion de Mahomet est bien soutenue et protégée par les dirigeants de ce monde, pour des raisons uniquement politiques, n’en doutons pas un seul instant. La plupart de ceux qui défendent l’islam à  tour de bras n’ont jamais lu ne serait-ce qu’une ligne du Coran !…

Non l’Islam ne prêche pas le vrai Dieu tel que nous l’adorons et le connaissons à  travers sa Parole, non l’islam ne croit pas en la nature divine de Jésus-Christ venu en chair parmi les hommes, frappé, humilié et mort sur une croix à  cause de nos iniquités, et ressuscité d’entre les morts le troisième jour.

Est-ce à  dire qu’il faille pour autant entrer en guerre d’une façon aussi dérisoire qu’inutile en voulant détruire un livre réputé sacré par ceux qui prétendent en appliquer les préceptes, et susciter une polémique qui ne fait qu’engendrer haine et rancœurs ?

Manipulation ?

Tout est possible et envisageable dans une société hyper médiatisée où se côtoient manipulation, désinformation et propagande. Si la manœuvre peut paraître grossière-comment un  » petit  » pasteur d’une église de 50 membres peut-il avoir autant d’audience dans un pays qui compte plusieurs centaines de megachurchs ? Elle a néanmoins atteint sa cible sans trop de difficultés : redorer le blason de l’islam et réaffirmer son rôle dans le phénomène œcuménique auprès de l’opinion publique par la voie des religieux et politicocrates de tous bords, et du même coup jeter l’anathème sur le monde évangélique fondamentaliste qui est par nature un frein à  cet œcuménisme, véritable socle de la future religion du nouvel ordre mondial.

Un bien mauvais combat

Jésus bien qu’ayant  » lessivé  » les religieux de son époque, pharisiens, sadducéens et autres s’est cependant bien gardé de vouloir publiquement détruire leurs œuvres écrites ou d’accomplir quelque coup de force de manière à  attirer les regards. Le fait de vouloir brûler le Coran en guise de commémoration du 11 septembre 2001 ne fait aucun sens : non seulement on sait aujourd’hui, preuves à  l’appui, que les  » attentats  » ont été en fait préparés et perpétrés de l’intérieur même des États-Unis dans le seul but de déclencher les hostilités en Irak, de plus l’on est certain que rien n’empêchera jamais l’Islam de poursuivre ses manœuvres d’infiltration du monde  » libre « . Seule la prière est une arme efficace :

 » Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes devant Dieu, pour renverser des forteresses. «  (1Cor 10 :4)

 » Car nous n’avons pas à  lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. «  (Ep 6 :12)

Soyez bénis

(1)  » O croyants ! Ne prenez point pour amis les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour amis finira par leur ressembler, et Allah ne sera point le guide des pervers.  » (Coran 5/56)

et

« …les Chrétiens disent : le Christ est Fils d’Allah. Telle est leur parole provenant de leur bouche. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! «  (Coran 9/30).