Voici quelques extraits d’un livre qui pourrait en intéresser beaucoup:

 

http://www.ethiquechretienne.com/interview-de-charles-eric-de-saint-germain-a117742174

http://www.ethiquechretienne.com/la-defaite-de-la-raison-un-livre-de-charles-eric-de-saint-germain-a117210376

http://www.lesobservateurs.ch/2015/05/26/archeologie-de-barbarie-contemporaine-charles-eric-de-saint-germain/

 

J’ai relevé un passage (entre autres), car nous le vivons actuellement:

 

On vit aujourd’hui dans la confusion de l’indistinction  (par exemple, on confond  égalité  et  identité, comme si l’émancipation de la femme ne pouvait se faire qu’en neutralisant la différence sexuelle et en niant la complémentarité des sexes, alors que cette différence sexuelle est pourtant la source de la vie, et ce qui fait toute la richesse de l’humanité, dont Lévi-Strauss rappelait qu’elle  »  se décline au pluriel  « ) et l’on ne conçoit l’émancipation humaine et la liberté que par arrachement à  un  »  donné  « , que ce donné soit notre identité nationale, culturelle, sociale, biologico-sexuelle, etc. Nul doute que la mondialisation tend à  accélérer ce processus d’uniformisation, mais elle conduit à  un déracinement et à  une perte complète de repères au profit d’une confusion générale qui n’est pas sans évoquer le mythe de Babel, où l’homme tente de rejoindre Dieu par ses propres forces, dans l’illusion qu’en s’arrachant à  tout ce qui le particularise, il ne sera plus limité par aucune barrière, qu’elle soit ethnique, sexuelle, culturelle etc. C’est là  le  »  fantasme de toute-puissance   » qui anime l’homme moderne  : devenir Dieu par lui-même (ce que l’on voit aussi dans letranshumanisme,  même si je n’en parle pas directement dans mon livre)