A Saint-Martin, un gendarme dit aux Français, « j’espère que vous avez des armes, tirez-leur dessus », par Gaïa

Note MAV: Un évènement dramatique, avant-coureur du futur chaos qui risque de se produire en France, et pour des causes similaires. D’abord un jugement divin face au péché croissant de la nation – l’avertissement est pour nous, comme pour les USA – suivi d’une dévastation encore plus insupportable : des hordes se livrant au pillage et au vandalisme au détriment d’une population meurtrie, et ce, en profitant de l’absence de tout ordre public. Les coupes sombres d’Emmanuel Macron dans le budget de l’armée démontrent ici leurs sinistres conséquences qui ont toutes les chances d’être prophétiques pour la France. L’angélisme socialiste qui se gargarise de mots creux comme « solidarité, tolérance, fraternité… », angélisme conduisant à une impunité écoeurante pour les voyous et les violents, aboutit à ce à quoi il finit obligatoirement pas aboutir: des citoyens se lèvent pour remplacer la carence de forces de l’ordre étatiques. Et là, tout peut arriver, notamment une guerre civile.

Saint-Martin vivait samedi matin quelques heures d’un répit bien précaire après la dévastation provoquée par Irma et avant le passage d’un nouveau cataclysme : l’ouragan José. Sur place, l’un de nos envoyés spéciaux a rencontré des habitants traumatisés. Certains tentent de fuir, d’autres essaient d’organiser la survie. Sans présence des forces de l’ordre, des habitants ont même créé des milices armés pour se défendre et protéger leurs biens.

Il y a ceux qui fuient et ceux qui organisent la survie. Après le cataclysme de l’ouragan Irma, les habitants de l’île française de Saint-Martin tentent de s’organiser avec ou sans l’aide des autorités, pour parer au plus pressé. Car Jose,  second ouragan va frapper l’île.

400 gendarmes sont arrivés sur place pour assurer la sécurité. Un renfort bien insuffisant selon certains habitants contraints de s’organiser eux-mêmes. Victore en fait partie.  Interviewé par LCI, celui-ci a passé la nuit entière à monter la garde, armé, pour éviter les pillages. Les gendarmes « nous ont dit ‘Ecoutez, on n’arrive même pas à commiquer entre nous, on est complètement débordés, tous les véhicules sont au garage, on n’a pas le matos qu’il faut » rapporte Victor Doublet. Alors pour repousser les pilleurs, lui et ses voisins se sont organisés, seuls, et ont créé « une milice de garde ». « On a vingt personnes à l’entrée, on a des armes. » Des armes dont il n’hésite pas à faire usage : « On a tiré toute la nuit sur les pilleurs ». Une scène invraisemblable dont l’habitant impute la responsabilité aux forces de l’ordre elles-mêmes. « Ils sont passés, ils nous ont dit ‘défendez-vous comme vous pouvez. Pendant une semaine vous êtes tout seuls, j’espère que vous avez des armes, tirez-leur dessus. On n’a pas le droit de sortir alors si vous avez des cocktails molotov, lancez-les, lancez-les sur eux. »

Dans l’aéroport, des femmes et des enfants attendent un avion de secours

Dans l’aéroport de Grand-Case, seule porte de sortie de l’île de Saint-Martin, des dizaines d’habitants tentaient de prendre un avion vendredi et samedi avant le passage annoncé d’un nouveau désastre : l’ouragan José. Pour l’heure, seuls les blessés et les femmes avec enfants étaient autorisés à prendre ces vols. Parmi eux, il y a Hélène.  La peur de José, mais aussi les scènes de pillage, ont convaincu cette mère de deux enfants de prendre ce vol pour quitter l’île.  « Ici c’est invivable, des gens commencent à voler », regrette un des enfants présent sur place.

Dans le quartier d’Orléans, l’un des plus touchés, une épicerie – la seule encore ouverte –  distribue des denrées indispensables tout en craignant les pillages. « Maintenant, c’est open bar », constate un habitant d’Oister Point, un quartier résidentiel. « On prend dans les logements libres. C’est de la survie. »

Source : Lci.fr

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