Choisir d’être esclave ! Par Paul Calzada

« Si ton esclave te dit : Je ne veux pas sortir de chez toi, parce qu’il t’aime, toi et ta maison et qu’il se trouve bien chez toi… » (Deutéronome 15.16)

A plusieurs reprises nous voyons que les apôtres Paul, Pierre, Jacques, Jude, lorsqu’ils écrivent leurs épîtres se désignent eux-mêmes comme « doulos » de Jésus Christ, ce qui est traduit par serviteur mais signifie « esclave ». (Romains 1.1 ; Tite 1.1 ; Jacques 1.1 ; 2 Pierre 1.1)


Comme eux, des millions de personnes, depuis deux-mille ans, ont choisi librement d’être les esclaves de Christ.

Dans le livre de la loi nous voyons que cette possibilité était envisagée. Un esclave pouvait librement choisir de rester l’esclave de son maître, comme l’indique le texte de ce jour. Il pouvait choisir de demeurer esclave. Ce choix reposait sur le fait que l’esclave aimait son maître et qu’il était bien chez son maître.
De même si nous avons choisi d’être les esclaves de Jésus, c’est parce que nous avons connu son amour. Nous avons expérimenté que « son joug est doux et son fardeau léger. » (Matthieu 11.30)

La suprême liberté, c’est précisément de choisir volontairement d’être esclave. Là où il n’y a plus de possibilité de choix, c’est alors qu’il n’y a plus de liberté. Lorsque les directives nous sont imposées sans concertation, sans échange, sans dialogue, c’est qu’il n’y a pas de liberté. Lorsque la manipulation s’exerce sur des personnes, au point où elles se sentent obligées de faire ceci ou cela, c’est qu’il n’y a pas de liberté. Par contre, lorsque les mêmes personnes ont le choix de faire ou de ne pas faire ceci ou cela et qu’elles choisissent de le faire, là est la liberté.

Pour que le rassemblement des croyants soit un lieu de paix et d’harmonie, il est absolument indispensable qu’il n’y ait pas des « maîtres » d’un côté et des « esclaves » de l’autre, mais qu’il n’y ait que des « esclaves » de Jésus-Christ.
Les « maîtres à penser », les dirigeants, les « gourous », les « guides spirituels » qui ne descendent pas de leur piédestal pour se mettre volontairement au niveau d’esclaves volontaires, ne peuvent être que des sources de problèmes et de tensions dans une communauté.

S’adressant aux chrétiens de Galatie l’apôtre Paul leur dit : « Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez-vous, par amour, serviteurs (esclaves) les uns des autres. » (Galates 5.13)

Ce que nous dit ce texte, c’est que la seule puissance qui soit capable de nous amener à accepter volontairement d’être les esclaves les uns des autres, c’est l’amour.

Ma prière en ce jour :

Combien de fois t’ai-je appelé Seigneur, et j’en ai oublié le sens profond, c’est à dire reconnaître que je suis ton esclave ! Aujourd’hui, je te prie de me donner cette capacité de vivre comme étant ton esclave, que ta volonté soit la mienne. Amen !

Paul Calzada

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