Épuisé physiquement, débordé administrativement et désespéré irrémédiablement, un agriculteur met fin à ses jours toutes les 48 heures, par Loup Mautin

 Source : Boulevard Voltaire- transmis par Françoise Grard
Nous étions en classe ensemble, Mickaël s’est tiré une balle dans la tête.

Il était un voisin, Jean-Loup a été retrouvé pendu dans un de mes hangars.

Ancien conseiller municipal de la commune, Bernard a mis fin à ses jours dans sa cour… deux jeunes installés voisins morts dans la même semaine à cinq km de la maison. Tous agriculteurs !

Épuisé physiquement, débordé administrativement et désespéré irrémédiablement, un agriculteur met fin à ses jours toutes les 48 heures. Quelles que soient les productions, cette endémie n’a d’équivalent dans aucune autre catégorie socioprofessionnelle. Leur entourage familial et leur insertion dans la vie locale n’y font rien. Les paysans sont de plus en plus seuls… et le chiffre des suicides de plus en plus alarmant.

La nature même de l’activité agricole, dépendante des aléas climatiques et tributaire des contraintes agronomiques locales, en fait un métier à part. Le salarié ordinaire peut faire connaître son mécontentement ou revendiquer ses exigences envers un employeur indélicat par de multiples moyens. C’est même un sport national dans notre beau pays. On ne manifeste ni ne fait grève contre la pluie, la canicule ou le gel. « C’est le travail qui commande ! » ont coutume de répondre ceux à qui on demande leur mode de fonctionnement.

À ces exigences naturelles permanentes et inaltérables s’ajoutent aujourd’hui de nombreuses contraintes artificielles. Celles du législateur et du technocrate qui n’en finissent pas de modifier les textes au gré des tendances fiscales, commerciales et environnementales du moment. Aux cycles naturels lents et longs viennent brutalement s’imposer des règlements applicables immédiatement. L’Union européenne ne s’en prive pas et les États en rajoutent.

Or, on ne change pas des façons culturales en un clin d’œil, on ne se lance pas dans une nouvelle production en claquant des doigts. L’agriculture a besoin de visibilité sur le long terme et de temps pour s’adapter.

Quant aux revenus procurés par ce métier que nous avons choisi et que nous aimons, ils sont dérisoires, pour ne pas dire indécents. Qui travaillerait, en 2017, pour 350 € par mois, comme c’est le cas pour 40 % d’entre nous, d’après le dernier recensement de la Mutualité sociale agricole ? Ces chiffres sont à rapprocher des exigences horaires et des contraintes liées aux différentes productions, en particulier celles de l’élevage… en voie de raréfaction, et pour cause. Il ne nous est pas rare de travailler dix heures dans la journée, d’y passer une partie de la nuit, de ne prendre aucunes vacances, c’est notre liberté. Mais nous voudrions pouvoir en vivre !

C’est la raison pour laquelle le poids des charges – naturelles et artificielles – associé aux désillusions du quotidien, face à un lendemain incertain, explique aisément l’angoisse qui, tout d’un coup, altère le raisonnement et fait commettre les gestes que nous avons tous connus autour de nous.

Ils sont des victimes. Que ces lignes leur soient dédiées.

Agriculteur)

 

Note MAV: Victimes de qui ? D’abord de nous, de notre effroyable égocentrisme, qui nous pousse à toujours vouloir plus pour moins de travail et d’efforts. De la faute des grandes surfaces ? Oui bien sûr: leur avidité de profits sur le dos des producteurs n’est plus à démontrer. Mais pourquoi les politiques s’en mêlent -ils et en rajoutent jusqu’à l’asphyie de nombreuses professions ? D’abord, c’est de la folie que de confier à des énarques, à des fonctionnaires ou des élus, qui n’ont jamais travaillé dans un secteur déterminé et qui donc en ignorent tout, le soin de pondre des lois dont ils ignorent à court et long terme les véritables conséquences. Beaucoup de ceux qui pondent normes et lois se sentent intelligents et utiles alors qu’ils sont profondément nuisibles. D’ailleurs, il suffit d’un accident (il y aura toujours un accident quelque part), ou d’une catastrophe, et les voici pondant fébrilement des normes censées protéger, mais qui spolient en parallèle parfois des millions de personnes. Un exemple vécu personnellement ? Un accident est survenu dans un ascenseur vétuste il y a vingt ans. Illico, un décret gouvernement a pondu une obligation pour TOUS les propriétaires d’appartements de faire une remise au NOUVELLES normes de leurs ascenseur. Délai très court et coût moyen: 6.000 euros. Beaucoup de retraités ont dû vendre leur appartement ! Mais les banques propriétaires de dizaines ou centaines d’appartements dans nombre d’immeubles sont parvenues à se soustraire à la loi, faisant payer à leur place ceux qui n’avaient rien…

Oui, le système est pervers, de plus en plus pervers, tordu, méchant, et n’obéissant qu’à une loi, celle du profit de quelques-uns au détriment des autres….

Mais la Bible l’avait prophétisé, car en arrière plan se profile une toute autre raison. Il faut éliminer tous ceux qui, par leur travail, étaient indépendants et avaient donc la possibilité de penser et de juger en toute liberté des aberrations administratives et législatives.

Voici ce que la Bible a prophétisé pour la fin des temps:

Apoc 18: 22 Et l’on n’entendra plus chez toi les sons des joueurs de harpe, des musiciens, des joueurs de flûte et des joueurs de trompette, on ne trouvera plus chez toi aucun artisan d’un métier quelconque, on n’entendra plus chez toi le bruit de la meule, 23 la lumière de la lampe ne brillera plus chez toi, et la voix de l’époux et de l’épouse ne sera plus entendue chez toi, parce que tes marchands étaient les grands de la terre, parce que toutes les nations ont été séduites par tes enchantements, 24 et parce qu’on a trouvé chez elle le sang des prophètes et des saints et de tous ceux qui ont été égorgés sur la terre.

 

Jacques 5 1 A vous maintenant, riches ! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous. 2 Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes. 3 Votre or et votre argent sont rouillés; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours ! 4 Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées. 5 Vous avez vécu sur la terre dans les voluptés et dans les délices, vous avez rassasié vos coeurs au jour du carnage. 6 Vous avez condamné, vous avez tué le juste, qui ne vous a pas résisté.

 

C’EST PAR UNE VOLONTÉ DÉLIBÉRÉE QUE L’ON DÉTRUIT LE TRAVAIL INDÉPENDANT, POUR POUVOIR INSTAURER LE NOUVEL ORDRE MONDIAL, et donc un contrôle absolu sur tout le monde. D’où l’asphyxie par les normes et la paperasserie de toutes les professions indépendantes, en partant du petit commerce, en passant par les petits paysans, les créateurs, nombre d’artistes, et jusqu’aux professions libérales. Et n’oublions pas que quantité de petits métiers qui permettaient aux gens de vivre ont disparu, sous prétexte qu’on ne pouvait les contrôler (et donc les taxer et les asphyxier). Cela va des porteurs dans les gares, des cireurs de chaussures, de couturières à domicile, … J’en ai connu beaucoup de ces métiers quand j’étais jeune: ils rendaient service à tout le monde et cela évitait un chômage endémique qui ne dépassait alors jamais 300.000 personnes, alors pointées du doigt comme paresseuses, car qui voulait travailler trouvait alors toujours du travail…

 

On veut changer de politique, et on a de pire en pire. Car ce n’est pas de politiques qu’il faut changer, c’est de ROI ! Jésus en place du dieu satanique Mammon !!!!!

 

Je crois qu’il commencerait par balayer tout le système. Jésus n’aura pas de fonctionnaires, mais Il aura des élus, SES élus, tous d’humbles serviteurs !

 

Vivement le millénium ! Et nous, sanctifions-nous pour en faire partie !!!!

 

 

  3Comments

  1. remi25   •  

    Quelle tragédie !! Seigneur, prends pitié de nos agriculteurs, petits commerçants, artisans, autoentrepreneurs ou dirigeants de TPE ! Prends pitié notre Dieu en ce jour de toutes ces petites gens qui contribuent à nous nourrir, nous offrir des services de proximité dans nos campagnes et nos quartiers !

  2. Guillaume   •  

    Ce problème de l’agriculture locale est connu dans tous les pays d’Europe occidentale. Je sais qu’en Allemagne, certaines terres agricoles ne sont plus exploitées car plus personne n’est intéressé de la faire. J’ai des amis paysans en Suisse qui ne survivent que parce qu’ils peuvent louer une partie de leurs biens immobiliers. L’agriculture, dans leur cas l’élevage de bovins et le lait, ne leur rapporte plus rien. En Suisse en tout cas, je ne sais pas pour la France, un facteur de cette politique est aussi le fait qu’il est beaucoup moins cher d’importer les denrées alimentaires que de les produire sur place. Dernièrement une initiative populaire a été lancée pour que le pays puisse assurer une partie de l’alimentation de la population lui-même et le peuple l’a acceptée. La question qui reste tout de même ouverte est de savoir comment et à partire de quand elle sera appliquée.

    La question qu’il est à mon avis bon de se poser, et qui est sûrement valable pour la Suisse, la France et d’autres pays d’Europe occidentale, c’est de savoir comment les choses vont se passer si à la suite d’un boulversement politique ou en cas de guerre dans un ou plusieurs des pays desquels les produits aliemntaires sont importés, ce qu’il faudra faire. Etant donné les lenteurs politico-administives, il y encore de fortes chances que nous nous trouvions confrontés à une famine mais qu’en même temps nous soyons débordés de produits qui ne se mangent pas. Bref, une situation très particulière.

  3. helene   •  

    Ce n’est pas un scoop, cela fait des années que cela dure et reste sans solution.
    Bien que les agriculteurs, les éleveurs et producteurs nous nourrissent, ils ne sont pas rétribués correctement.
    Hier, au cours d’un débat sur la grève des fonctionnaires, une personne a dit que les agriculteurs étaient comme des fonctionnaires car ils recevaient des subventions pour vivre, cependant ils n’ont pas le statut de fonctionnaires.
    En fait, ils sont des « assistés », puisqu’ils vivent ou survivent grâce aux subventions, des aides, ce qui est une atteinte à leur dignité de travailleurs car « tout travail mérite salaire ».
    Que Le Seigneur les bénisse.

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