Guérison intérieure et pardon, par Paul Calzada

« Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. » (Jacques 5.16)

Reconnaître nos erreurs, les confesser à ceux que nous avons blessés, et recevoir leur pardon, ouvre la porte à une merveilleuse libération intérieure.

Nelson Mandela, après avoir passé près de 30 ans en prison, pour avoir lutté contre l’apartheid, a renoncé à toute vengeance. A l’occasion de son discours lors de la remise du prix Nobel de la paix en 1993, il a dit : « Le pardon libère l’âme, il fait disparaître la peur. C’est pourquoi le pardon est une arme si puissante ».

Bien avant Nelson Mandela, Jésus lui-même nous a invités à le suivre sur cette voie royale du pardon : « Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même ? » (Matthieu 5.44/46)

Mais, le gros problème avec le pardon, c’est qu’il n’est pas facile de le mettre en œuvre. Demander pardon et pardonner, ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Notre orgueil, notre fierté sont autant d’obstacles à surmonter ; et pourtant, quelle puissance de libération et de guérison intérieure se vivent dans cette démarche.

 

Je ne vais pas entrer dans les divers aspects de la puissance qu’il y a dans le pardon, mais simplement rappeler que le pardon appartient à toute cette panoplie de moyens que Dieu met à notre disposition pour trouver la voie de la guérison intérieure. La médecine reconnaît le lien existant entre certaines maladies, et les divers sentiments destructeurs comme la culpabilité, la honte. Le refus de demander pardon, ou de pardonner, blesse la volonté, et génère l’incapacité d’aimer. Beaucoup de personnes, blessées dans leur enfance, en sont les victimes. De même certains couples vivent dans l’aigreur, et l’agressivité permanente parce qu’ils refusent de vivre le pardon mutuel.

 

Le pardon est le fruit d’un acte volontaire. Voilà pourquoi l’Ecriture emploie l’impératif : « Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. » (Colossiens 3.13)

Le pardon libère le blessé de ses blessures intérieures, mais il libère aussi le fautif de sa honte et de sa culpabilité. Cela fonctionne dans les deux sens.

Un conseil pour ce jour :

Reconnaissez vos erreurs, confessez-les à ceux qui en ont été victimes. Si vous avez été victimes, et que l’on vous demande pardon, n’accusez pas. Dans les deux cas, pardonnez-vous réciproquement, et vos âmes bénéficieront d’un profond apaisement.

 

Paul Calzada

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