Le blé abondant, par Paul Calzada

« Joseph amassa du blé, comme le sable de la mer, en quantité si considérable que l’on cessa de compter » (Genèse 41.49).

Parmi les plantes de la bible, le blé occupe une place capitale. Cette plante est citée plus de cent fois. Elle est le symbole de la vie, de l’abondance, de la bénédiction. Les patriarches connaissaient bien cette graminée ; elle constituait la base de leur nourriture.

Nous voyons que les Egyptiens, comme tous les peuples voisins, cultivaient le blé, écrasaient les grains, et en faisaient de la farine, pour fabriquer du pain et des gâteaux.

Si la sécheresse sévissait, le blé se faisait rare, et la famine s’abattait sur le pays : « Les sept épis beaux, sont sept années d’abondance… Les sept épis vides, sont sept années de famine…  » (Genèse 41.23/30). Le manque de blé était considéré comme un signe de malédiction.

Dans les évangiles, de nombreuses paraboles tournent autour du blé. Dans ces paraboles, le blé peut symboliser, tour à tour, la Parole de Dieu qui nourrit l’âme, ou les enfants de Dieu placés dans le monde pour le bénir : « Celui qui a reçu la semence…, c’est celui qui entend la parole…  » (Matthieu 13.23). « La bonne semence, ce sont les fils du royaume » (Matthieu 13.38). Dans ces deux cas, le blé représente une source de bénédiction : La parole bénit ceux qui la reçoivent ; les enfants de Dieu bénissent ceux qui reçoivent leur témoignage.

Dans la parabole du blé et de l’ivraie (Matthieu 13.24/30), le blé représente ceux qui sont les élus de Dieu, et partageront son règne : « Amassez le blé dans mon grenier » (Matthieu 13.30). L’ultime moisson marquera la fin du temps de la grâce : « Celui qui était assis sur la nuée jeta sa faucille sur la terre. Et la terre fut moissonnée » (Apocalypse 14.16).

Pour évoquer la puissance de vie qui résultera de sa mort, Jésus va dire : « Si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean 12.24). Nous pouvons en faire une application à nos propres vies : en renonçant à vivre pour nous-mêmes, nous devenons une source de bénédiction pour ceux qui nous entourent. Les milliers de missionnaires qui ont renoncé au bien-être de leur pays, pour témoigner dans des régions misérables, y ont parfois perdu leur vie, mais des milliers d’hommes et de femmes ont connu l’amour de Dieu.

Ma prière en ce jour :

Seigneur, que ma vie soit comme du blé pour bénir ceux qui sont autour de moi. Que mes actes et mes paroles soient comme du pain pour rassasier ceux qui ont faim de paix, d’amour, de justice. Amen !

Paul Calzada

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