Les bonnes motivations et le grand tri de Dieu, par Michelle d’Astier de la Vigerie

Note: ce message a été donné le 23 Juin 2018 durant le séminaire au Moulin des Chérottes. Par suite de problèmes techniques, il n’avait pu être enregistré. Il est donc repris ici en écriture. (les autres audios : ICI)

1-LES BONNES MOTIVATIONS POUR ÊTRE DÉLIVRÉ :

Mc 1:37 et, quand ils l’eurent trouvé, ils lui dirent : Tous te cherchent. 38 Il leur répondit : Allons ailleurs, dans les bourgades voisines, afin que j’y prêche aussi; car c’est pour cela que je suis sorti. 39 Et il alla prêcher dans les synagogues, par toute la Galilée, et il chassa les démons.

Voici une première indication. La priorité de Dieu, c’est D’ANNONCER L’ÉVANGILE. La guérison des malades et la libération des captifs (malades  et captifs couraient après Jésus quand il était sur terre) sont des SIGNES que l’enseignement vient de Dieu, et ils l’accompagnent. Mais ils ne doivent pas être la première motivation pour accourir dans une réunion chrétienne.

Actes 2:22… écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes;

Cet accompagnement est pour les disciples de tous les temps et confirme que Dieu est avec eux !

Hébreux 2:4 Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribués selon sa volonté.

Vouloir seulement guérir et être délivré, même si c’est un désir légitime, ce n’est pas la motivation qui va le mieux déclencher le miracle.

Pourquoi courons–nous dans les séminaires ? Pour être guéris et délivrés ? Pour voir et bénéficier des miracles ? Ou bien avant tout pour être nourris spirituellement afin de croître en Christ et de mieux Le connaître.

Mieux connaître Jésus-Christ, d’abord, et surtout, avoir la meilleure des motivations : VOULOIR LE SERVIR !

Lu 1 (Prophétie de Zacharie) : 68 Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, De ce qu’il a visité et racheté son peuple, 69 Et nous a suscité un puissant Sauveur Dans la maison de David, son serviteur, … 71 Un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent !..., 73 Selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père, 74 De nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, De le servir sans crainte, 75 En marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie.

Mc 1 et Luc 1, donc le premier chapitre de chacun de ces évangiles, situent immédiatement ce que doit être la première des motivations pour recevoir notre délivrance :

POUR SERVIR DIEU SANS CRAINTE, ET POUR APPORTER LE SALUT PAR LA PAROLE ET PAR NOTRE TÉMOIGNAGE.

Ps 34:23 L’Eternel délivre l’âme de ses serviteurs,

Jésus, notre Maître, a en priorité enseigné et libéré, et bien sûr, guéri beaucoup de malades « qui étaient sous l’empire du diable ». Donc démonisés. Beaucoup de malades sont guéris quand on les délivre !

Actes 10 38 vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui. 39 Nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l’ont tué, en le pendant au bois. 40 Dieu l’a ressuscité le troisième jour, et il a permis qu’il apparût, 41 non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d’avance par Dieu, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu’il fut ressuscité des morts. 42 Et Jésus nous a ordonné de prêcher au peuple et d’attester que c’est lui qui a été établi par Dieu juge des vivants et des morts. 43 Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés.

Voici, Jéus nous a ORDONNÉ de rappeler qu’il n’est pas un poupon dans une crèche, mais Celui qui juge des actes et des pensées du coeur. Notre témoignage doit AUSSI apporter une sainte crainte de Dieu, et conduire ceux que nous approchons, non seulement au salut, mais à la santification, pour pouvoir un jour VOIR LE SEIGNEUR.

OUI LA GUÉRISON EST IMPORTANTE, MAIS ELLE PEUT FAIRE VENIR LES GENS DANS DES ASSEMBLÉES DE CHRÉTIENS POUR CETTE SEULE RAISON, ET CE N’EST PAS TOUJOURS UNE MOTIVATION SUFFISANTE POUR ÊTRE SAUVÉ, MÊME EN CAS DE GUÉRISON, loin de là !

La Bible fourmille d’exemples. Entre autres:

MC 1:40 Un lépreux vint à lui; et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant : Si tu le veux, tu peux me rendre pur. 41 Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et dit : Je le veux, sois pur. 42 Aussitôt la lèpre le quitta, et il fut purifié. 43 Jésus le renvoya sur-le-champ, avec de sévères recommandations, 44 et lui dit : Garde-toi de rien dire à personne; mais va te montrer au sacrificateur, et offre pour ta purification ce que Moïse a prescrit, afin que cela leur serve de témoignage. 45 Mais cet homme, s’en étant allé, se mit à publier hautement la chose et à la divulguer, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer publiquement dans une ville. Il se tenait dehors, dans des lieux déserts, et l’on venait à lui de toutes parts.

 

Nous voyons qu’à peine guéri, le lépreux désobéit gravement à Jésus, qui lui a pourtant ordonné sévèrement de ne pas ébruiter ce miracle, en parlant à tout le monde de sa guérison. Résultat : Jésus ne peut même plus entrer dans une ville. Car les foules accourront, non pour être sauvées, mais pour être guéries.

Remarquons que ce passage se situe en Marc 1, non par hasard, juste après que Jésus ait dit que sa priorité était de prêcher la bonne nouvelle. Jésus donc confirme aussitôt ce qu’Il a déclaré au début de son ministère sur terre.

Si on attire les gens avec des affiches promettant des guérisons, certes, c’est un bon « truc » pour faire accourir des foules, mais provoquerons-nous de vraies conversions ? Est-ce biblique d’attirer les foules en faisant le pub des futures quérisons, ce que l’on voit faire pour bien des rassemblements chrétiens ? Est-ce pour sauver les âmes ou pour remplir sa propre corbeille ? Quelles sont les vraies motivations de telles publicités ?

En tut cas, ce que l’on voit en Marc 1, c’est que cela empêche Jésus d’y venir: Il part ailleurs, dans des déserts, et les gens devront sortir de ces assemblées pour pouvoir Le rencontrer et L’entendre (Mc 1:45)

Dans l’épisode des dix lépreux, ces malheureux atteints d’un maladie invalidante et à l’époque, mortelle, viennent à Jésus pour être guéris :

Lu 17:11 Jésus, se rendant à Jérusalem, passait entre la Samarie et la Galilée. 12 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, 13 ils élevèrent la voix, et dirent : Jésus, maître, aie pitié de nous ! 14 Dès qu’il les eut vus, il leur dit : Allez vous montrer aux sacrificateurs. Et, pendant qu’ils y allaient, il arriva qu’ils furent guéris. 15 L’un d’eux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix. 16 Il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et lui rendit grâces. C’était un Samaritain. 17 Jésus, prenant la parole, dit : Les dix n’ont-ils pas été guéris ? Et les neuf autres, où sont-ils? 18 Ne s’est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu ? 19 Puis il lui dit : Lève-toi, va; ta foi t’a sauvé.

 

Les neuf autres n’étaient pas venus pour être changés dans leur cœur, juste changés dans leur corps. Un seul dans ce miracle va être sauvé, UN ÉTRANGER AU PEUPLE DE DIEU ! Bien étonnamment, nous constatons que c’est toujours chez des étrangers au peuple de Dieu (l’officiel peuple de Dieu, de l’AT ou du NT) que Jésus a rencontré la plus grande foi en Israël. On le voit entre autres dans l’épisode de la syro-phénicienne dont la fille est possédée d’un démon, et avec le centenier romain:

Lu 7 : 9 Lorsque Jésus entendit ces paroles, il admira le centenier, et, se tournant vers la foule qui le suivait, il dit : Je vous le dis, même en Israël je n’ai pas trouvé une aussi grande foi.

 

Le seul lépreux guéri qui revient, c’est un Samaritain, donc membre d’un peuple méprisé du peuple élu (Jn 4 :9). Les neuf autres lépreux se sont contentés de leur guérison. Ils n’ont pas eu la foi qui sauve malgré le miracle extraordinaire dont ils ont bénéficié. Peut-être même n’ont-ils pas reconnu l’intervention divine.

On en tire une conclusion évidente, confirmée en Jean 3:3-7 (entre autres!) :

CE NE SONT PAS LES GUÉRISONS PHYSIQUES QUI CONDUISENT LES GENS À CHRIST, MAIS LA CONVICTION DE PÉCHÉ ET LA NOUVELLE NAISSANCE. Le centenier a déclaré, en venant à Jésus : «  Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ». La guérison n’était même pas pour lui, mais pour son serviteur : quelle marque d’amour ! Mais aussi, l’humilité et la reconnaissance qu’il est un pécheur qui a besoin d’être pardonné, et qui n’a rien à revendiquer.

Oui, Jésus veut que les gens viennent à Lui D’ABORD POUR ÊTRE SAUVÉS,

ET ENSUITE POUR POUVOIR LE SERVIR SANS CRAINTE EN ÉTANT DÉLIVRÉS.

LES RELIGIEUX ET LEADERS DU PEUPLE DE DIEU RÉAGISSENT SOUVENT TRÈS MAL, FACE À LA DÉLIVRANCE. Qui est leur seigneur ?

Luc 11:15 Mais quelques-uns dirent : c’est par Béelzébul, le prince des démons, qu’il chasse les démons.

 

Matthieu 9:34: Mais les pharisiens dirent : C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.

Marc 3:22: Et les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, dirent : Il est possédé de Béelzébul; c’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.

 

Carrément: « Il est possédé de Belzébul » ! C’est dans ce contexte que Jésus va parler du blasphème contre le Saint-Esprit, le péché impardonnable ! Il consiste à imputer à Satan ce qui ne peut venir que de Dieu: la délivrance définitive de démons. Combien de « leaders » ou de « chrétiens » traitent ceux qui font de la délivrance de tous les noms ! J’en sais quelque chose. Non seulement ils n’obéissent pas, en la matière, aux Ecritures, mais ils veulent tuer de leur langue ceux qui le font.

Jésus rappelle la priorité des priorités en Luc 10

Lu 10 19 Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi; et rien ne pourra vous nuire. 20 Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.

 

Nous voyons que la priorité de Jésus, c’est, dans l’ordre, sauver, délivrer afin de lever des SERVITEURS. Je me demande combien de gens accourraient aujourd’hui dans les réunions chrétiennes si l’affiche était : « Venez écouter la parole de Dieu pour être sauvés, et soyez délivrés afin de servir Christ ! »

C’est pourtant la Parole de Dieu ! Et l‘ordre suprême donné à l’Eglise: « Faites de toutes les nations des disciples », et non « Faites de grands rassemblements en promettant la guérison physique à tous ceux qui viennent… (et qui n’oublient pas leur portefeuille) ». Non seulement ils font bien peu de vrais convertis, ces rassemblements, mais encore moins de disciples de Christ. Car il ne s’agit pas de déranger le coeur des gens en parlant de la sévérité de Dieu. On ne parle que de sa bonté. Bref, on propose un demi-dieu, donc un « autre Jésus » ( 2Co 11:4).

Roms 11:22 Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté; autrement, tu seras aussi retranché.

Notons qu’à l’époque de Jésus-homme, pour faire prendre conscience aux gens qu’ils avaient un besoin éperdu d’être D’ABORD sauvés, c’était en lançant : « Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir… ». C’était ainsi que Jean-Baptiste préparait le chemin du Seigneur en conduisant ceux qui l’écoutaient à prendre conscience de leur état de perdition et leur besoin de se repentir pour être lavés de leurs péchés. Pierre avait un discours similaire:

 

Actes 1: 23 cet homme, …, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies… 36 Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.

 

Je peux imaginer ce qui se passerait si un prédicateur d’aujourd’hui, dans un rassemblement dit chrétien, lançait: « Races de vipères …  vous l’avez crucifié… ». Oui c’est à cause de nos péchés qu’Il a été crucifié, donc c’est bien nous qui l’avons crucifié ! Je crois que ce malheureux prédicateur se ferait mettre dehors sans ménagement, en se faisant traiter de démon parce qu’il s’est montré sans miséricorde humaniste !

Notons que Jean-Baptiste ne faisait aucun miracle, sauf celui qui est peut-être le plus grand : la prise de conscience d’un besoin éperdu de salut ! Sa mission a ensuite était reprise – en des xxx milliards de fois plus immense !- par le Saint-Esprit, qui convainc de péché, de justice et de jugement ceux qui sont capables d’entendre : « Race de vipères », sans s’offusquer, parce qu’ils savent que c’est la vérité et que, si Dieu le leur dit, c’est justement pour les sauver !

Le chapitre de Luc 10 est riche d’enseignement au sujet des motivations. D’abord, c’est Jésus qui DÉSIGNE soixante-dix « autres disciples ». Lui seul connaît les motivations qui sont au plus profond du cœur de ceux qui s’approchent de Lui. Des motivations égocentriques, juste pour avoir quelque chose de plus ? Car c’est bien l’évangélisation d’aujourd’hui : « Viens à Jésus, tu auras… ». Ou bien la motivation d’un vrai disciple : renoncer à soi-même, à tous ses biens, se dépouiller des plaisirs du monde, pour servir le Seigneur par amour du prochain, et suivre Jésus pas à pas, afin de devenir à sa stature parfaite, puisque c’est le plan parfait de Dieu pour chacun de nous (Eph 4 :13) ?

Un disciple de Christ, c’est quelqu’un qui a changé de royaume, parce que sa confiance dans ce que le Seigneur a dit est totale, et qu’il a en vue une cité meilleure, sachant que sa vie dans ce monde, même si elle est parsemée de douleurs, ne sera au final qu’une vapeur…

1 Jean 2 : 15 N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui;

Si c’est Jésus qui désigne qui est disciple et qui ne l’est pas, c’est que Lui seul connaît les cœurs… Pour nous, nous pouvons les reconnaître à leurs fruits. Des fleuves d’eau vive coulent-ils de leur coeur ? Ceux-là sont des disciples ! Ou bien en coule-t-il simplement quelques gouttes, ou parfois même des gouttes ou des fleuves de vinaigre ? Ceux-là n’appartiennent pas à Christ, mais au monde.

Il y a des signes incontournables quand on prétend avoir la foi en Christ:

 

Jn 7:38 Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture.

 

Jn 14:12 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père;

Il y en a bien d’autres, notamment en Mc 16:17

 

2-le grand tri

ou l’histoire prophétique de Gédéon

Juges 7 : 2 L’Eternel dit à Gédéon : Le peuple que tu as avec toi est trop nombreux pour que je livre Madian entre ses mains; il pourrait en tirer gloire contre moi, et dire : C’est ma main qui m’a délivré. 3 Publie donc ceci aux oreilles du peuple : Que celui qui est craintif et qui a peur s’en retourne et s’éloigne de la montagne de Galaad. Vingt-deux mille hommes parmi le peuple s’en retournèrent, et il en resta dix mille.

Pourquoi certains (tant!) sont-ils craintifs et ont-ils peur ? Pas forcément parce qu’ils sont lâches. Bien plutôt parce que les affaires de la vie les préoccupent ou qu’ils ont peur pour leur famille, par exemple, ou pour leurs biens. On retrouve cette idée dans la parabole des noces.

Luc 14:18 Mais tous unanimement se mirent à s’excuser. Le premier lui dit : J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir; excuse-moi, je te prie.

 

Celle du Semeur:

Mt 13:22 Celui qui a reçu la semence parmi les ronces, c’est celui qui entend la parole, mais les préoccupations de ce monde et l’attrait trompeur des richesses étouffent cette parole et la rendent infructueuse.

 

Ou des dix vierges:

Mt 25: 11 Plus tard, les autres jeunes filles vinrent et dirent: ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous!’ 12 mais il répondit: ‘Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.’ 13 Restez donc vigilants, puisque vous ne savez ni le jour ni l’heure [où le Fils de l’homme viendra].

 

Notons qu’aucun de ceux-là ne participera aux noces de l’Agneau. Quand on est en guerre – nous sommes dans une guerre d’extermination spirituelle – , la priorité est de défendre sa famille, ses biens, son pays. Paul dit en 2 tim 2: 4 Aucun soldat en service ne s’embarrasse des affaires de la vie courante s’il veut plaire à celui qui l’a recruté.

Voila pour les 22.000 hommes qui s’en retournent chez eux. Ils se trompent de priorité. C’est Dieu qui écarte les plus charnels. Mais ils vont passer À CÔTÉ d’une magnifique mission, celle de sauver leur nation… et dans la foulée, leur famille et leurs biens. Ils ne feront pas partie des vainqueurs dont parle l’Apocalypse. Dieu ne les condamne pas – leur part est dans la vie !-. En l’occurrence, Il veut manifester devant les Nations (les ennemis), et devant Israël, sa puissance et sa gloire, en éliminant ceux qu n’ont pas la détermination requise, car leur coeur est partagé. Il va faire un second tri.

 

4 L’Eternel dit à Gédéon : Le peuple est encore trop nombreux. Fais-les descendre vers l’eau, et là je t’en ferai le triage; celui dont je te dirai : Que celui-ci aille avec toi, ira avec toi; et celui dont je te dirai : Que celui-ci n’aille pas avec toi, n’ira pas avec toi. 5 Gédéon fit descendre le peuple vers l’eau, et l’Eternel dit à Gédéon : Tous ceux qui laperont l’eau avec la langue comme lape le chien, tu les sépareras de tous ceux qui se mettront à genoux pour boire. 6 Ceux qui lapèrent l’eau en la portant à la bouche avec leur main furent au nombre de trois cents hommes, et tout le reste du peuple se mit à genoux pour boire. 7 Et l’Eternel dit à Gédéon : C’est par les trois cents hommes qui ont lapé, que je vous sauverai et que je livrerai Madian entre tes mains. Que tout le reste du peuple s’en aille chacun chez soi. 8 On prit les vivres du peuple et ses trompettes. Puis Gédéon renvoya tous les hommes d’Israël chacun dans sa tente, et il retint les trois cents hommes. Le camp de Madian était au-dessous de lui dans la vallée.

9 L’Eternel dit à Gédéon pendant la nuit : Lève-toi, descends au camp, car je l’ai livré entre tes mains.

Dieu ordonne aux restants d’aller boire. Ils doivent avoir terriblement soif. Pourtant trois cents d’entre eux restent debout, aux aguets, malgré l’envie de boire goulument en se jetant à genou dans l’eau, comme les dix mille autres le font. Ces trois cents sont vigilants car ils savent que l’ennemi rôde. S’il s’abattait sur eux, ceux qui sont à genoux dans l’eau n’auraient pas le temps de prendre leur arme et d’être en position de combat, face à un ennemi qui fonce sur eux :

Ceux-là ont LE DOS COURBÉ.

MAIS LES TROIS CENTS SONT DEBOUT, AUX AGUÊTS.

C’EST LÀ LE SIGNE D’UN VÉRITABLE ENGAGEMENT DANS L’ARMÉE DU ROI DES ROIS !

C’est l’ordre de Jésus:

Marc 13:33 – Prenez garde, veillez et priez; car vous ne savez quand ce temps viendra.

L’eau dans laquelle les dix mille se jettent peut symboliser l’eau vive de la Parole. Beaucoup se gavent de la Parole, et pourtant ils ont toujours un pied dans le monde, leur priorité étant la satisfaction de la chair, et non pas d’être prêts pour le service, quel que soit le moment et « les soucis de la vie » (la soif). Mais les trois cents vont la laper dans leur main, par petites gorgées, comme un trésor précieux qui sauve la vie. Ils veillent sans cesse et se tiennent prêts à combattre l’ennemi.

C’est ce faible reste dont aussi Esaïe parle, ou bien Juges 5:3, ou encore Paul en Romains 11:4. Et de fait, toute la bible, ce « petit troupeau auquel leur Père céleste a trouvé bon de donner le royaume » (Lu 12:32).

Nulle part il ne nous est dit que ce sont les plus forts physiquement, ou les plus aguerris, ou les mieux formés au combat. Ils sont peut-être semblables à Gédéon qui disait

Juges 6:14 L’Eternel se tourna vers lui et dit: «Va avec la force que tu as et délivre Israël de l’oppression de Madian. N’est-ce pas moi qui t’envoie?» 15 Gédéon lui dit: «Ah! mon seigneur, avec quoi délivrerai-je Israël? Mon clan est le plus faible de Manassé et je suis le plus petit dans la famille de mon père

C’est lui pourtant que Dieu a choisi. C’est toujours vrai aujourd’hui. La victoire est donnée même aux plus petits, aux plus faibles, et à ceux que le monde (y compris le monde ecclésial) méprise, sous réserve qu’il acceptent l’appel et croient ce que Dieu dit.

1 Co 1: 27 Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour couvrir de honte les sages, et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les fortes.

C’est à ce faible reste, les trois cents, que Dieu va donner une STRATÉGIE pour VAINCRE !

C’est toujours aujourd’hui à un faible reste que Dieu donne une STRATÉGIE pour VAINCRE !

 Écoutons. C’est grandiose !

15 Lorsque Gédéon eut entendu le récit du songe et son explication, il se prosterna, revint au camp d’Israël, et dit : Levez-vous, car l’Eternel a livré entre vos mains le camp de Madian. 16 Il divisa en trois corps les trois cents hommes, et il leur remit à tous des trompettes et des cruches vides, avec des flambeaux dans les cruches. 17 Il leur dit : Vous me regarderez et vous ferez comme moi. Dès que j’aborderai le camp, vous ferez ce que je ferai; 18 et quand je sonnerai de la trompette, moi et tous ceux qui seront avec moi, vous sonnerez aussi de la trompette tout autour du camp, et vous direz : Pour l’Eternel et pour Gédéon !

19 Gédéon et les cent hommes qui étaient avec lui arrivèrent aux abords du camp au commencement de la veille du milieu, comme on venait de placer les gardes. Ils sonnèrent de la trompette, et brisèrent les cruches qu’ils avaient à la main. 20 Les trois corps sonnèrent de la trompette, et brisèrent les cruches; ils saisirent de la main gauche les flambeaux et de la main droite les trompettes pour sonner, et ils s’écrièrent : Epée pour l’Eternel et pour Gédéon !

 

Dans la nuit, une fois leur cruche cassée, ils doivent ressembler à de grandes flammes de feu ! L’ennemi ne sait pas, car il fait nuit, si derrière chacune de ces flammes, il n’y a pas toute une armée ! DIEU «  FAIT DE SES SERVITEURS DES FLAMMES DE FEU ! » 

De fait, il y a toute une armée cachée :

2 Rois 6:15 Le serviteur de l’homme de Dieu vit qu’une troupe la cernait (la ville), avec des chevaux et des chars. Il dit alors à l’homme de Dieu: «Ah, mon seigneur, comment ferons-nous?» 16 Il répondit: «N’aie pas peur, car ceux qui sont avec nous sont plus nombreux que ceux qui sont avec eux.»

17 Puis Elisée pria: «Eternel, ouvre ses yeux pour qu’il voie.» L’Eternel ouvrit les yeux du serviteur, et il vit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu tout autour d’Elisée

NOTONS QUE CE NE SONT PAS LES TROIS CENTS QUI COMBATTENT. C’est Dieu qui combat pour eux !

21 Ils restèrent chacun à sa place autour du camp, et tout le camp se mit à courir, à pousser des cris, et à prendre la fuite. 22 Les trois cents hommes sonnèrent encore de la trompette; et, dans tout le camp, l’Eternel leur fit tourner l’épée les uns contre les autres. Le camp s’enfuit …

PUIS ILS POURSUIVENT MADIAN. Pas question de laisser à l’ennemi la possibilité de reconstituer son armée et de revenir.

Psaumes 18 : 38 – Je poursuis mes ennemis, je les atteins, Et je ne reviens pas avant de les avoir anéantis.

Ensuite ceux d’Ephraïm viennent chercher querelle à Gédéon parce qu’ils n’ont pas été « appelés pour aller combattre ». Sans doute Gédéon n’avait-il emmené au départ aucun d’entre eux. Ils vont tout de même partager la victoire, parce qu’il partent achever les chefs de l’armée ennemi et reviennent avec leur tête (Juges 8).

Mais il y en a, parmi ceux qui n’ont pas combattu (les villes de Succoth et de Penuel), qui, au lieu d’aider les combattants épuisés et affamés les ont traités de haut et ont fermé leur porte et leur cœur. Là, Dieu est sans pitié. Ils seront tués par la main de Gédéon et de ses compagnons alors que les combattants reviennent en vainqueurs.

Ce tri, c’est ce que Dieu est en train d’opérer aujourd’hui, car : Ce qui est a déjà été, et ce qui sera a déjà été, et Dieu ramène ce qui est passé. Ecclésiaste 3:15

Dans le peuple de Dieu actuel, il y a ceux qui se lèvent et prennent tous les risques et font tous les sacrifices pour chasser l’ennemi et ne pas revenir sans avoir exterminé son armée, selon le psaume 18. La seule différence avec l’histoire de Gédéon, c’est qu’ils n’ont plus à combattre la chair et le sang, mais:

12 … contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.
13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

Ceux-là, ce sont les vainqueurs : ils règneront avec Christ

Il y a aussi les « sympathisants, », ils ne font pas partie de ceux qui ont peur et sont rentrés chez eux, mais dans un premier temps, ils n’avaient pas été appelés. Quand ils demandent à participer au combat, ils y vont sans crainte! Ils sont comme les ouvriers de la dernière heure, dans la parabole de Matthieu 20 :18 – Même salaire, même récompense. Feront-ils partie de ceux qui reviendront avec Christ pour régner, ou bien auront-ils part seulement à la dernière résurrection ? C’est Dieu qui décide car Lui seul connaît le fond des cœurs et les motivations de chacun.

Il y une troisième catégorie. Celle-ci non seulement ne combat pas pour libérer les frères, ou leur ville, ou le pays, dans l’intercession par exemple et la délivrance des frères, mais en sus elle méprise ou dénigre ceux qui chassent les démons, en les traitant comme l’ont fait les Pharisiens pour Jésus qu’ils ont affublés de noms offensants et effrayants. Du temps de Gédéon, ce sont deux villes qui refusent d’aider leurs frères, que ce soit matériellement, logistiquement ou spirituellement. Elles les traitent presque en ennemis. Il en est de même aujourd’hui: une levée de bouclier de beaucoup contre les disciples qui montent au front. Dieu, via Gédéon, leur donne un sévère avertissement ! Ils risquent la mort, car s’il est un signe authentique du Royaume, un miracle qui ne peut être imité (mais parfois parodié), c’est justement la délivrance:

Matthieu 12:28 Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous.

Luc 11:20 Mais, si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous.

Là encore, c’est Dieu qui combat, mais c’est à nous d’obéir et de prendre les armes que Dieu nous a données, dont la plus grande: le nom de Jésus avec l’épée de Sa Parole. Car c’est un ordre:

Mt 10:  7 Allez, prêchez, et dites : Le royaume des cieux est proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

La guérison est presque toujours liée à la délivrance dans le Nouveau Testament. Pourtant une majorité d’assemblées et une majorité de chrétiens se prétendant disciples esquivent de pratiquer la délivrance pour libérer leurs frères, sous des prétextes tordus ou des doctrines de … démons. Ils ne feront pas partie des vainqueurs.

3 – «  À CELUI QUI VAINCRA »  … L’ENJEU.

Apocalypse 2:7 …A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu.

Apocalypse 2:26 A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations.

Apocalypse 2:17 … A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit.

Apoc 2:11 … Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort.

La seconde mort, c’est l’étang de feu (Apoc 20:14)

Apocalypse 21:7 Celui qui vaincra héritera ces choses; je serai son Dieu, et il sera mon fils.

Qelles choses ? 21:2 Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. 3 Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. 4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

Apocalypse 21:7 Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.

Apocalypse 3:5 Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.

Oui, hélas, beaucoup pensent être sauvés, mais, faute d’obéir aux ordres de Christ, il découvriront que leur nom a été effacé du livre de vie. Il y aura beaucoup de pleurs et de grincements de dents. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Jésus.

Mt 13:40 Or, comme on arrache l’ivraie et qu’on la jette au feu, il en sera de même à la fin du monde. 41 Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité : 42 et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. 43 Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Oui, ils ont été spirituellement assis dans les lieux célestes durant un temps, mais ils ont pu en être arrachés ! Quelle terrible nouvelle pour les tenants de l’évangile de l’hypergrâce, ceux qui ne connaissent de la Bible quasiment qu’un bout de verset: « Il n’y a point de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » et qui ne savent même pas que pour demeurer en Jésus-Christ, la condition sine qua non, c’est de garder ses commandements (1Jn 3:24).

Citon un dernier enjeu.

Apocalypse:3:12 Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau.

QUEL ENJEU ! Voilà le résultat de la foi qui soulève les montagnes, et de l’obéissance à Christ. On croit ce que Dieu dit et on le met en pratique, en Le servant sans crainte.

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