» Celui qui veille sur sa bouche garde son âme; Celui qui ouvre de grandes lèvres court à  sa perte.  » (Proverbes 13:3)

Très chers lecteurs, la paracha de la semaine aborde un sujet des plus fondamentaux dans notre marche avec Dieu mais malheureusement si peu enseigné  : Le lachon hara (mauvaise bouche, médisance) !

Des bibliothèques entières ne seraient pas suffisantes pour épuiser le sujet et montrer combien le lachon hara est grave, hautement dommageable, détesté et haï de Dieu. Peu sont réellement conscients combien le lachon hara demeure une des sources principales des maux et des conflits qui atteignent non seulement le monde entier mais plus particulièrement la communauté des croyants, qui, est-il besoin de le rappeler, devraient être des modèles à  ce sujet.

Après avoir vu une définition sommaire du lachon hara et quelques-unes de ses conséquences effroyables, nous verrons enfin dans quel cas il est permis de faire une certaine forme de lachon hara. A cause de notre ignorance à  ce sujet, vous verrez combien nous sommes nombreux à  tomber dans le piège vil et nuisible des médisances, ce qui nous permettra aussi de comprendre pourquoi il y a parfois tant de troubles, de souffrances et de douleurs dans la vie de plusieurs. Bien comprendre ce qu’est le lachon hara et ses pièges nombreux nous permettra de nous en préserver de toutes  nos forces et amènera sur notre vie la bonne main du Dieu des armées, de l’Eternel, qui est pris de compassion et de tendresse envers tous ceux qui mettent leur force et leur coeur à  garder leur bouche  de toute médisance.

Si  même ceux qui se  prétendent appartenir au Dieu Tout Puissant se plaisent à  utiliser leur langue pour médire et rabaisser leur prochain, que cela soit secrètement ou pire, publiquement, on comprend toujours mieux pourquoi le monde entier se dirige vers de terribles et grandes tribulations. Les dégâts spirituels de la mauvaise bouche sont infiniment plus colossaux  qu’on ne pourrait l’imaginer et même quelques courtes paroles qui nous paraîtraient insignifiantes, mais qui malgré tout abaisseraient un individu,  sont un méfait considérable capable d’enclencher une série de catastrophes humaines et spirituelles dans le vie d’un grand nombre.

Le manque d’enseignements au sujet du lachon hara  conduit malgré eux beaucoup de croyants à  marcher régulièrement dans la médisance, persuadés de ne pas mal faire puisque étant sans  conscience réelle de l’immense dommage spirituel que les mauvaises paroles engendrent. Si ce mal était compris et perçu dans sa juste mesure concernant l’étendue de ses dégâts, si toute médisance cessait et si une sincère repentance était faite à  ce sujet, il est certain que beaucoup de peines, de maux et de souffrances disparaîtraient de la vie de nombreux croyants et du monde entier. Surveiller et garder sa bouche demande certes un véritable effort tant il est facile de se laisser aller à  quelques paroles négatives, même légères, sur notre prochain… Le piège est d’autant plus grand que la médisance concerne des propos négatifs qui sont vrais, conférant ainsi  une impression de légitimité à  la personne médisante  ! Pour justifier la médisance, le mauvais penchant (yetser hara) dispose d’un arsenal d’arguments et de prétextes des plus malicieux en vue de  justifier les propos négatifs  tenus sur autrui.

Par contre, celui qui surveille sa langue  et fournit tous les efforts pour ne jamais causer de tord à  autrui avec sa bouche, produira un fruit de justice et de paix des plus savoureux. L’Eternel Dieu n’oubliera certainement pas de poser une grande brakha (bénédiction) sur la vie de ceux et celles qui travaillent à  garder leur bouche sans jamais dire  du mal d’autrui !

N’est-ce pas là  ce qu’enseigne Pierre en reprenant les paroles du psalmiste :  »  Si quelqu’un, en effet, veut aimer la vie Et voir des jours heureux, Qu’il préserve sa langue du mal Et ses lèvres des paroles trompeuses, Qu’il s’éloigne du mal et fasse le bien, Qu’il recherche la paix et la poursuive; «  (1 Pierre 3 : 10)

Et David de dire :

 » O Eternel ! qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ?  Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice Et qui dit la vérité selon son coeur. Il ne calomnie point avec sa langue, Il ne fait point de mal à  son semblable, Et il ne jette point l’opprobre sur son prochain. «  (Psaumes 15 : 1-3)

Ainsi, quiconque jette l’opprobre sur son prochain et marche dans la médisance ne séjournera pas dans la tente du Dieu vivant ni ne demeurera sur Sa montagne sainte. Il est donc capital de bien comprendre ce mal pour le délaisser et l’abandonner au plus vite.

I] Qu’est-ce que le lachon hara (mauvaise bouche) ?

Pour se préserver de toute forme de médisance, il est nécessaire de bien définir ce que nous entendons par lachon hara. Regardons ensemble quelques rapides définitions inspirées de l’excellent ouvrage du Hafets Haïm.  Le Hafets Haïm est un sage d’Israël qui a abondamment écrit au sujet du lachon hara, notamment dans ses fameux traités sur les lois du langage.

En hébreu, le lachon hara signifie  » mauvaise bouche «  ou  » mauvaise langue «  et concerne toute utilisation mauvaise de notre parole.

Le Hafets Haïm nous apprend qu’il y a globalement 4 types de lachon hara :

La première forme concerne tout propos négatif ou péjoratif échangé entre deux personnes sur le compte d’une tierce personne : c’est ce que l’on appelle la médisance. Notez que la médisance concerne des propos qui abaissent une personne mais qui demeurent vrais. Si les propos sont incorrects, erronés ou faux, ce n’est plus de la médisance mais de la calomnie et du jugement d’apparence. Nous verrons dans la suite de l’article dans quel rare cas,  il est toléré et même recommandé de parler négativement de son prochain et vous verrez que ce cas rare doit répondre à  de nombreux critères pour être justifié, en dehors desquels nous tombons dans la médisance.

La deuxième forme, c’est le colportage : rapporter à  une personne les propos péjoratifs qu’une autre a tenus sur son compte. Rien de plus efficace pour créer l’inimitié et la discorde.

La troisième forme est la calomnie : des propos qui sont faux, incorrects, imprécis au sujet d’une autre personne.  Tandis que la médisance concerne des vérités négatives rapportées au sujet d’un  tiers, la calomnie relève plutôt du jugement d’apparence et/ou de propos négatifs et erronés.

Le Hafets Haïm nous dit qu’en hébreu, le mot  » calomnie  » se dit littéralement  » hotsaath chem ra’ «  ce qui signifie littéralement « faire une mauvaise réputation ».

Ainsi, tous ceux et celles qui travaillent à  faire une mauvaise réputation à  leur prochain et qui mettent en oeuvre les moyens, les ressources et les efforts pour amoindrir la réputation de leur prochain, sont des personnes que Dieu qualifie de calomniateur.

Cela est d’autant plus grave lorsque la médisance ou la calomnie sont publiques car elles entraînent l’humiliation. Pire encore, lorsque ces mauvaises pratiques ont lieu entre croyants…

A ce sujet, il est écrit :  » Ils ont la langue tendue comme un arc et lancent le mensonge; Ce n’est pas par la vérité qu’ils sont puissants dans le pays; Car ils vont de méchanceté en méchanceté, Et ils ne me connaissent pas, dit l’Eternel. Que chacun se tienne en garde contre son ami, Et qu’on ne se fie à  aucun de ses frères; Car tout frère cherche à  tromper, Et tout ami répand des calomnies. Ils se jouent les uns des autres, Et ne disent point la vérité; Ils exercent leur langue à  mentir, Ils s’étudient à  faire le mal. «  (Jérémie 9 : 3-5)

Les sages disent en accord avec la Torah que quiconque humilie son prochain en public n’aura pas de part au monde futur car le tort est trop grand et trop considérable pour être réparé, à  moins d’une grande et profonde repentance : repentance  privé si le tort causé  est privé, repentance publique si le tort causé est publique.

Enfin la quatrième forme concerne les blessures directes causées par la parole : blesser verbalement et frontalement une personne avec sa bouche ou pire encore, devant témoins, ce qui ajouterait  l’humiliation publique à  la blessure.

Le calomniateur et le médisant sont mus par l’orgueil  car, pris d’un sentiment de hauteur spirituelle, le médisant se permet d’abaisser ou de détruire une personne sans songer aux conséquences désastreuses de sa mauvaise bouche. En abaissant son prochain, le médisant cherche secrètement à  s’élever : c’est l’orgueil qui le conduit à  cette faute.

L’homme a un puissant besoin de se sentir important. En disant de la médisance et en émettant des jugements, on se pose en supérieur : puisqu’il est mauvais, je suis meilleur; ses enfants sont mal élevés, les miens sont polis; il n’a pas le sens des affaires, moi oui. Au lieu de s’efforcer honnêtement de mieux faire, on se grandit en regardant de haut  ceux qu’on a précipités à  terre.

Le Hafets Haïm nous rappelle que la Torah considère les blessures causées par la bouche comme de véritables lésions

La Torah, profondément consciente du pouvoir des mots, voit dans les paroles blessantes un traumatisme aussi réel qu’une blessure matérielle si ce n’est davantage.

Donc, selon la Torah et les sages d’Israël, toute parole qui sort de notre bouche et qui serait  négative vis-à -vis de notre prochain constitue ce que l’on appelle du lachon hara (mauvaise bouche). Que le Dieu vivant nous vienne en aide et nous donne de bien nous examiner afin de fuir cette faute  gravement répréhensible.

Les sages  expliquent que le fait d’accomplir ce commandement, de garder sa bouche de toute médisance et d’encourager tout le peuple à  l’observer et à  se préserver des médisances c’est amener et hâter la venue du Messie et la délivrance finale.

Mais celui qui ne surveille pas sa bouche et qui profère des médisances, qu’elles soient privées ou publiques, en plus d’entraîner dans sa faute tous ceux et celles qui l’écoute, ne fait en vérité que provoquer la division, la discorde, l’irritation et attire la colère de Dieu.

Examiner les défauts des autres est répréhensible en soi. Tout propos susceptible de causer un préjudice à  quelqu’un d’autre au plan financier, matériel, moral ou autre, constitue de la médisance, même s’il n’y a rien de diffamatoire.

Nous avons maintenant une définition un peu plus précise de ce qu’est le lachon hara. Il serait possible de continuer de définir le lachon hara sur des kilomètres de textes tant il y a de  subtilités et de cas différents. Un futur dossier, si Dieu le permet, parlera en détail de ces choses-là . Mais regardons maintenant d’un peu plus près les conséquences de la médisance, d’un point de vue biblique torahique.

II] Conséquence du lachon hara

Selon les sages d’Israël, une des causes principales de la destruction du deuxième temple fut les médisances.

 » A l’époque de la destruction du second Temple, on étudiait la Torah, on observait les commandements et on faisait des bonnes actions. Il fut néanmoins détruit à  cause de la haine gratuite. (Yoma 9b)

C’est la médisance qui a amené la destruction du Temple, résidence de la présence divine sur terre, et c’est par sa faute qu’il est toujours en ruine. Malgré la piété du peuple à  l’époque du second Temple, Dieu permit que sa demeure fût détruite, à  cause de la haine gratuite, qui trouve son expression dans la médisance.

Le Maharal explique que toutes les formes de médisance possèdent un dénominateur commun : la force de discorde et de division. Ces caractères sont à  l’opposé absolu de la mission du peuple de Dieu, qui est de réaliser l’unité entre Israël et Dieu qui est un. « 

En vérité, comme nous allons le démontrer, la médisance est si grave qu’on a enseigné que  tout celui qui se livre à  la médisance est pire qu’un meurtrier et ainsi, ceux qui écoutent leur médisance sans réagir recevront le même salaire. Les sages enseignent à  ce sujet :

L’assassin ne tue qu’une personne mais celui qui dit  de la médisance en tue trois : celui qui médit, celui qui entend, et la personne visée.

D’où le savons-nous ? De Doëg qui causa la perte de Saül, celle d’A’himelekh et la sienne, en disant du lachon hara sur le compte d’A’himelekh (1 Samuel chapitre 21 et 22).

Saül, qui crut les paroles de Doëg [mourut à  cause de cela] comme il est dit : « Saul mourut à  cause de l’infidélité qu’il avait commise envers Dieu » (Divrei Hayamim I, 22,16). Quand à  Doëg, il fut banni du monde à  venir, comme il est écrit :  »  Aussi Dieu t’abattra-t-il pour toujours  «  (psaumes 52.7). Or, quelle fut la cause de tous ces malheurs ? Le lachon hara (Midrach Cho’her Tov, Psaumes 52.2). « 

Le Hafets Haïm nous rapporte  un extrait d’une lettre du Gaon de Vilna dans laquelle il est écrit :

 » Que dire de plus sur cette faute, le plus grave de tous les péchés ? La tâche suprême de l’homme est de se garder de pêcher avec sa bouche. Nos sages disent que  tous les commandements qu’on a accomplis et toute la Torah qu’on a étudiée ne suffisent pas pour compenser les dégâts causés par la parole.

De même que l’étude de la Torah a autant de poids que tous  les autres commandements réunis, la médisance a autant de poids que tous les péchés réunis (Yeroushalmi 1.1) « 

Le Hafets Haïm nous dit que la médisance donne naissance à  une quantité de fautes illimitées. Chaque mot est une faute en soi.

 » Chaque mot de médisance porte tout le poids de la faute et met sa force destructive en mouvement. Une seule conversation peut engendrer des centaines de pêchés. « 

Regardons cette parole de sagesse du roi Salomon et son commentaire, qui vont venir confirmer d’une manière formidable ce que nous enseigne le Messie Yéshoua dans les Evangiles :

 » Il y a des gens qui acquièrent des richesses mais qui en réalité n’ont rien «  (proverbes 13 : 7).

Accablé par le poids de ses fautes, celui qui fait de la médisance s’apercevra à  son arrivée dans l’autre monde que son déficit est encore beaucoup plus grand qu’il ne le croyait, car sa médisance a  effacé une grande partie des commandements et de l’étude de la Torah qu’il pensait avoir à  son actif. C’est, dis le Hafets Haïm, ce que nous enseigne le  verset du proverbe cité ci-dessus.

 » Au jour du jugement, bien des gens découvriront qu’ils ont à  leur actif des bonnes actions qu’ils n’ont jamais accomplies :  » ce ne sont pas les nôtres   »  diront-ils. En vérité,  » ce sont les mérites des gens qui ont médit de vous [et ont ainsi fait passer ces mérites à  votre compte] «  leur sera-t-il répondu. Quant à  la mauvaise langue on lui dira :  »  tes mérites t’ont été retirés lorsque tu as médit d’untel et untel « .

D’autres gens découvriront qu’ils ont à  leur compte des fautes qu’ils n’ont pas commises. Mais lorsqu’ils protesteront  de leur innocence, on leur répondra :  » elles viennent du compte d’untel et d’untel desquels vous avez médit… » (Cha’ar hakeni’a, chapitre 7).

N’est-ce pas exactement ce que laisse entendre Yéshoua notre Messie dans cette parole de l’Ecriture concernant le jugement final :

 » Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour. Prenez donc garde à  la manière dont vous écoutez; car on donnera à  celui qui a, mais à  celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il croit avoir.  » (Luc 8 : 17-18)

Le Hafets Haïm nous explique aussi que lorsqu’un croyant fait de la médisance sur son frère, il suscite dans le ciel une accusation contre le peuple de Dieu.

 » Cette faute, peut aller jusqu’à  provoquer des épidémies, l’épée et la mort dans ce monde !

Malheur à  ceux qui réveillent cette force malsaine, qui ne garde pas leur langue et n’y prête pas attention. Par la médisance, ils donnent à  Satan des forces pour proférer ses accusations contre la terre entière. « 

Encore une fois, n’est-ce pas là  la description précise que nous fait le livre de l’Apocalypse du Satan conformément aux sages d’Israël :  »  l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.  » (Apocalypse 12 : 10).

Au niveau des dégâts spirituels, la médisance atteint son paroxysme lorsqu’elle est faite publiquement et contre des enfants de Dieu.

La rav David Pinto nous enseigne certaines choses précieuses à  ce sujet :

 » Humilier les sages et/ou ceux qui étudient la Torah représente une faute grave, et Jérusalem n’a été détruite seulement parce que ses habitants ont humilié les Talmidé H’ah’amim (disciples des sages). Il est enseigné dans une Michna de Sanhédrin (90a) que celui qui humilie les Talmidé H’ah’amim n’a pas droit au Monde Futur.

Lorsqu’une personne avait infligé une humiliation à  un Talmid H’ah’am et que 2 témoins venaient témoigner de cette humiliation devant le Beth Din, le Beth Din mettait publiquement le coupable de l’humiliation en Niddouï (il était excommunié). « 

Le Rav Eliahou UZAN dit : ‘il vaut mieux se jeter au feu que d’humilier son prochain en public ainsi que le Rabbi Yonah de Geronne le confirme dans son livre monumental Les portes du repentir :

 » La souffrance causée par la honte est plus pénible que la Mort. Nos sages recommandent donc :  »  mieux vaut se jeter dans une fournaise ardente que de faire honte à  son prochain en public  « . Ils ont assimilé cela à  de la poussière de meurtre semblable au meurtre lui-même, en recommandant de se laisser tuer plutôt que de faire honte, de la même façon qu’il vaut mieux se laisser tuer plutôt que de tuer « .

 »  Ne vous lésez pas l’un l’autre  «   (Lévitique 25.17), qui signifie  »  causer du tort par des paroles  «  […]  »  quiconque humilie son prochain en public fait partie de ceux qui descendent à  la géhenne   » (Bava Metzia 58b). « 

Conformément à  la Torah et à  l’Evangile, il est donc une chose qu’HaShem a en horreur : voir des croyants se réclamer de Lui et se médire les uns les autres ou pire encore, régler leur compte  en public, jeter l’opprobre et le discrédit publiquement sur un frère ou une soeur et cela, devant les yeux des païens. Cela est d’autant plus grave que les auteurs de tels méfaits entraînent avec eux dans la condamnation tous ceux et celles qui par manque d’enseignements, les écoutent sans rien dire.

C’est ici une chose fâcheuse, pénible et furieusement anti-torah. Aujourd’hui, via les média tels que les journaux, la télévision et internet, nous assistons à  une épidémie de médisance qui ne semble plus pouvoir être endiguée ! La médisance suit une courbe terriblement exponentielle et c’est ainsi que de grands malheurs s’abattent et s’abattront sur le monde car le diable vient puiser ses forces dans ce vil péché et devient légitime pour accuser et faire souffrir la terre entière.

Par exemple, beaucoup ne comprennent pas l’immense tord que de médire sur internet via les réseaux sociaux etc. Beaucoup de  »  convertis  « , se font les justiciers de Dieu en s’imaginant être légitimes pour dénoncer, calomnier et médire publiquement d’autres croyants comme cela se pratique malheureusement beaucoup dans une partie du monde croyant.

Beaucoup se disent ou s’imaginent, être mandatés par Dieu et donc légitimes pour médire de leur prochain en public. Pour cela, ils se réfugient derrière une infinité de  »  bons prétextes   » mais dans la majorité des  cas, un simple examen de la vie de ces personnes médisantes, une simple analyse des propos tenus et de leurs  enseignements, suffit à  manifester  à  la lumière leur complète absence de légitimité. Ces personnes ne discernent pas les ruses du Satan et du mauvais penchant et ne voient pas que leur légitimité à  médire ne provient en réalité que de l’influence subtile de leur chair et de leur mauvais penchant…

De plus, internet étant du domaine publique, la médisance publique envers un croyant est une chose réprouvée et condamnable au plus haut niveau  dans la mesure ou cela entraîne une immense profanation du nom de Dieu :

les païens, à  juste titre, se moquent de voir les enfants de Dieu se faire la guerre et agir d’une manière si abjecte entre eux et par conséquent, bien des païens n’ont aucune envie d’écouter ce Dieu dont bien des croyants médisants se targuent d’être les représentants.

C’est bien là  ce que Paul dira :  » Car le nom de Dieu est à  cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit. «  (Romains 2 : 24)

Bien des païens incroyants, même dans le plus grave des désaccords avec leur proche, n’oseraient même pas imaginer en rêve pouvoir médire ou traîner publiquement dans la boue leur ami ou leur proche et ce, même en cas de conflit majeur… Vous comprenez  la grande profanation de Dieu qu’entraîne toute médisance publique entre croyants : ce comportement néfaste ne se trouve pas même chez bien des païens… Les médisances publiques émanant de certains croyants témoignent qu’ils ont encore moins d’honneur et de respect que bien des païens, et ceci, malgré leur piété d’apparence et leur revendication spirituelle… C’est terrible !

Et rappelons-le : de plus, les médisants entraîneront dans leur sillage de médisance et de condamnation tous ceux et celles qui les écouteront sans réagir.

Toute personne qui craint le Dieu vivant fuira de telles choses et se repentira.

Jacques dira :

 » Ne parlez point mal les uns des autres, frères. Celui qui parle mal d’un frère, ou qui juge son frère, parle mal de la Torah et juge la Torah. Or, si tu juges la Torah, tu n’es pas observateur de la Torah, mais tu en es juge. «  (Jacques 4:11)

Malheureusement, rien de nouveau sous le soleil : déjà  Paul, en son temps était outragé de ce qu’il voyait au sein des croyants

 » Mais un frère plaide contre un frère, et cela devant des infidèles ! «   (1 Corinthiens 6:6)

Est-ce sans raison que même le code de la loi de notre pays prévoit d’assez lourdes condamnations et sanctions pour ceux qui déconsidèrent publiquement une personne ? Il est intéressant de noter que selon la loi, la diffamation est une infraction pénale dès lors qu’un individu porte atteinte à  l’honneur et à  la considération d’une personne. L’article 29 de la loi de 1881 dit clairement :  » Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à  l’honneur ou à  la considération de la personne est une diffamation « .

 » Ce n’est pas pour une bonne action, c’est pour une mauvaise, que les magistrats sont à  redouter. Veux-tu ne pas craindre l’autorité ? Fais-le bien, et tu auras son approbation.  Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal. Il est donc nécessaire d’être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience. «  (Romains 13 : 3-4)

Nous pourrions encore parler longuement de  la masse immense d’enseignement qui existe au sujet du lachon hara et de ses désastreuses conséquences mais aussi des bénéfices infinis de ceux qui s’en protègent, s’abstient de pratiquer le lachon hara et d’écouter ceux qui pratiquent la médisance.

Si Dieu le permet, à  l’avenir, nous seront heureux d’offrir un dossier spécial à  ce sujet sur le site web tant il est important. Regardons maintenant ce que préconise la Torah lorsqu’on est victime de lachon hara.

III] Comment réagir face au lachon hara

Dans les maximes des pères, Michna 13 du chapitre III, nous lisons une chose formidable, simple et profonde qui peut-être considérée comme le noyau dur de la réaction idéale face à  toute médisance et calomnie faites à  notre encontre :

 » Un mur autour de la sagesse, c’est le silence « 

Le Rav David Pinto dit de celui qui est victime de lachon hara :

 » Il doit au contraire ignorer les propos humiliants prononcés à  son encontre. Tel était l’usage des premiers H’assidim (homme pieux de l’époque du Talmud), ils entendaient leur humiliation sans répondre. « 

Yéshoua notre Maître était victime de nombreux complots, médisances, calomnies et diffamations à  son sujet. Que faisait-Il ? Il passait outre et continuait à  enseigner les merveilles du Royaume de Dieu comme il est dit :

 » lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à  celui qui juge justement;  » (1 pierre 2 .23).

Suivons la voie du Messie et repoussons avec force les diffamations publiques et toute médisance. A celui victime de médisances infondées et injustes, qu’il remercie au contraire le Dieu des cieux de lui envoyer cette  épreuve de courte durée, car  par son silence face à  la calomnie, Le Souverain Créateur lui octroiera certainement un trésor glorieux dans le Royaume des cieux, du moins, s’il persévère dans cette attitude jusqu’au bout de la course…

 » et ayant une bonne conscience, afin que, là  même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ceux qui décrient votre bonne conduite en Mashia’h  soient couverts de confusion. Car il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal. «  (1 Pierre 3.15-17)

Pour ceux qui entendent de mauvais propos au sujet d’un frère ou d’une soeur, il est dit de la part du Rabbi Yona de Geronne:

 »  N’accepte pas de rapport mensonger  «  (Exode 23.1). Ce verset nous ordonne de ne pas croire à  la médisance et de refuser de l’admettre en notre cœur ; c’est-à -dire que l’homme victime de calomnie ne doit pas perdre de sa valeur à  nos yeux.

Chers lecteurs, rappelez-vous de cette parabole publiée sur le site il y a quelques temps, et qui, en parlant d’une course de grenouilles, nous enseignait une chose simple et précieuse : A la fin de la course, on s’est aperçu que celle qui avait remporté la victoire était celle qui était sourde… Ainsi, elle était réellement sourde et ne pouvait entendre les découragements, les calomnies ou les médisances de tous ceux et celles qui parlaient en mal à  son sujet. Elle a remporté la victoire et  tous  ses collègues qui avaient prêté attention aux médisances et aux découragements, n’avaient pas pu terminer la course. Lien de l’article :  L’importance de ne pas écouter les médisances, les  » on-dit  » et  » toutes les paroles qu’on débite « 

De même, fermons nos oreilles et nos coeurs à  toutes calomnies et médisances émanant de l’extérieur sur nous-mêmes ou sur des frères et sœurs: ces choses doivent arriver et en ces derniers temps, un puissant esprit d’égarement agit en ce sens comme il est dit :

 » plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres. «  (Matthieu 24 : 10).

Et encore :

 »  Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront […] hautains, blasphémateurs  […]  insensibles, déloyaux, calomniateurs  […] ennemis des gens de bien,  traîtres […]  ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là . «  (2 Timothée 3)

Dans la paracha de le semaine dernière, paracha chemini, il est dit au sujet d’Aaron qui du affronter la mort de ses 2 fils :

 » Et Aaron garda le silence. «   Rachi dit :  »  il reçut une récompense pour son silence. « 

Le Rav Eliaou Hassan, dans son livre  »  la paracha  « , explique :

 » Le silence ne consiste pas seulement à  se retenir de parler, il est aussi une expression qui en dit souvent plus que ne le feraient les mots. Certaines personnes montrent leur attachement à  Dieu par des louanges, d’autres par le silence dans l’épreuve ainsi que l’a fait Aaron [et Yéshoua] face aux médisances.

L’homme peut atteindre des degrés insoupçonnables grâce au silence qui regroupe différentes attitudes.

Ainsi il est un silence qui anoblit l’être qui est de ne rien répondre lorsque l’on est insulté. « 

Le Rav Eliahou Hassan nous rapporte l’histoire d’un homme qui n’arrivait pas à  avoir d’enfant. Cet homme est allé voir le Rabbi Haïm Kaniewski qui lui a conseillé de se faire bénir par quelqu’un s’étant laissé injurié sans répondre. L’homme a longtemps cherché et après avoir reçu la bénédiction d’un tel homme, neuf mois plus tard… Il eut un enfant ! Magnifique !

Lorsque quelqu’un s’efforce de ne pas prendre à  cœur le mal qu’on lui fait et traite ses prochains avec bonté et compassion, il éveille la clémence de Dieu qui le juge avec miséricorde et lui témoigne sa bonté. Comme le disent nos Sages, lorsque quelqu’un se retient de rendre la mesure à  ceux qui lui ont fait du tort, toutes ses fautes sont pardonnées (Rosh Hashana 17 a).

Regardons maintenant un bref aperçu des quelques rares cas où il est permis de médire.

IV] Dans quel cas est-il permis de médire une personne ?

Le Hafets Haïm nous explique que dans certaines situations, on peut, et parfois on doit donner des informations péjoratives sur une personne, que l’interlocuteur doit connaître pour se garder d’un préjudice, ou dans un autre but constructif. Dans tous les cas de ce genre, on doit absolument expliquer pourquoi on tient ces propos normalement interdits, pour faire comprendre à  l’interlocuteur que l’on ne  transgresse pas les lois du lachon hara.

De plus, avant de parler à  d’autres gens, il faut au moins avoir clairement évoqué le  problème avec la personne visée. Rapporter des informations péjoratives sur une autre personne doit être fait uniquement dans un esprit qui vise à  aider cette personne et à  l’amener à  la repentance. Sans parler du fait qu’il faut être certain des informations apportées et avoir minutieusement enquêté, être certain qu’on ne comprend  pas mal les propos de la personne, qu’on ne les sort pas de leur contexte où qu’on ne tombe pas dans le jugement d’apparence à  cause d’éléments externes dont nous n’avons pas connaissance. Il est donc important d’avoir eu affaire à  la  personne afin de bien comprendre sa position, et après un examen minutieux aboutissant  à  la conclusion d’un danger évident, alors on pourra parler.

Également, il faut absolument sonder sa propre motivation  avant de parler négativement d’une personne dans un but constructif. Si on sait qu’on éprouve quelque plaisir à  parler défavorablement du coupable, on n’a pas le droit de le faire même s’il n’existe pas d’autres moyens pour atteindre l’objectif souhaité.

Il est méprisable d’éprouver du plaisir à  dire du mal de quelqu’un, même dans un but constructif.

Lorsqu’on a eu le temps de voir et de déceler s’il existe véritablement un problème ou un péché manifeste qui perdure malgré avertissements, lorsqu’il y a plusieurs témoins qui peuvent affirmer et confirmer la véracité du problème ou du danger que représente la personne sur qui on parlera négativement, lorsqu’on a tenté, de bien des façons, d’avertir la personne incriminée et lorsqu’après avoir sondé nos cœurs, nous n’agissons pas par plaisir ou par motif personnel lié à  un ressentiment, un désaccord etc, si nous agissons et parlons avec une intention pure et non par une réaction de colère ou de frustration, alors on pourra parler dans un but réellement constructif et pour avertir d’un danger potentiel. Sinon, il est indéniable que nous tombons dans le piège de la médisance.

Également,  si l’intention cachée d’une personne qui révèle l’identité d’une autre et apporte des propos péjoratifs à  son égard, est de se disculper soi-même d’une chose quelconque, il est défendu de  parler. On peut protester de son innocence mais on doit s’abstenir d’incriminer qui que ce soit d’autre.

De plus, comme le dit le Hafets Haïm,  »  les querelleurs ont l’habitude d’associer tous leurs proches à  leur dispute «  et c’est aussi pour cela qu’ils prennent toutes les mesures pour faire participer leur entourage ou leur communauté à  leur médisance, ce qui est excessivement grave comme nous l’avons déjà  dit plus haut.

Ainsi, beaucoup de personnes répandent la calomnie et la diffamation sans jamais répondre aux critères ci-dessus ou très peu : ils le font bien souvent par ignorance ou en réaction à  une chose qu’il leur a déplu, par un désir de vengeance personnelle due à  des blessures personnelles, à  cause de la rancune ou du ressentiment qu’ils éprouvent pour telle ou telle personne.

Bien souvent, l’auteur d’une calomnie ou d’une médisance éprouve un certain plaisir inavoué à  parler négativement de son prochain, ce qui est très grave.

Comme nous l’avons expliqué plus haut, pire encore sont les personnes qui prétendent pouvoir diffamer et médire de leur prochain publiquement et avec l’approbation  de Dieu, s’imaginant être dans leur bon droit et prétextant un but constructif tandis qu’en réalité, ce sont des  motivations secrètes et malsaines qui les animent à  utiliser leur bouche pour répandre le mal et profaner le nom de Dieu aux yeux des païens. N’oublions pas qu’à  ces personnes, le Roi de Gloire dira :

 » Et Dieu dit au méchant : Quoi donc! tu énumères mes lois, Et tu as mon alliance à  la bouche […]  Tu livres ta bouche au mal, Et ta langue est un tissu de tromperies. Tu t’assieds, et tu parles contre ton frère,  Tu diffames le fils de ta mère.  Voilà  ce que tu as fait, Et je me suis tu. Tu t’es imaginé que je te ressemblais; mais je vais te reprendre, et tout mettre sous tes yeux. Prenez-y donc garde, vous qui oubliez Dieu, De peur que je ne déchire, sans que personne délivre. «  (Psaumes 50.16-20)

Oui, le constat est lourd et dans cette petite étude, nous n’avons même pas effleuré le début du sujet tant il est vaste. Lorsque l’on voit ce qui se fait sur internet et les médias télévisés, parmi les croyants et les incroyants, nous comprenons pourquoi le monde s’enfonce dans la destruction. Force est de constater que la multitude ne respecte que rarement les lois du langage selon la Torah. Dénués de toute considération, de tout respect et de toute compassion, beaucoup se plaisent à  parler contre leur prochain, sans même jamais avoir vu la personne en face à  face, ni lui avoir réellement parlé, sans même connaitre sa vie, son coeur ni ses motivations véritables. Ceci est encore un mal grave, surtout lorsque les médisances ont lieu entre des personnes qui ne se sont jamais même parlé de vive voix  : quand on prend conscience qu’une simple intonation dans la voix peut changer complètement la perception et le jugement que l’on se fait d’une personne et de ses idées, de telles médisances en disent beaucoup sur la méchanceté du coeur de l’homme…

Le chemin est étroit, le Seigneur et Messie Yéshoua nous a prévenu. Mais l’enjeu en vaut la chandelle. Des bienfaits et des bénédictions infinies attendent tout ceux et celles qui gardent leur bouche ici-bas tout en fuyant  tous ceux et celles qui se livrent au lachon hara. Salomon ne dit-il pas :

 » Celui qui répand la calomnie dévoile les secrets;  Ne te mêle pas avec celui qui ouvre ses lèvres. «  (Proverbes 20:19) ?

Voulons-nous  amasser un trésor inépuisable dans les cieux ? Voulons-nous monter sur la montagne Sainte du Dieu vivant et habiter dans Sa tente ? Alors que Dieu nous aide à  vivre cette parole de l’Ecriture :

 » Il ne calomnie point avec sa langue, Il ne fait point de mal à  son semblable, Et il ne jette point l’opprobre sur son prochain. «  (Psaumes 15 : 1-3)

Mais également, réjouissons-nous des médisances et des calomnies faites à  notre encontre car en gardant le silence et en ne réagissant pas au mal par le mal, nous réduisons au silence le diable et ce sont des trésors nouveaux qui se rajoutent à   l’héritage et au trésor éternel qui seront remis à  tous ceux et celles qui craignent Dieu. Que Dieu soit loué !

Prière :

Que le Très-Haut, dans Sa toute miséricorde et Puissance, nous aide dans nos faiblesses et nous donne Sa Force et Sa Grâce pour garder notre bouche, pour ne médire de personne tout en sachant  garder le silence sans répondre au mal par le mal. Si le Roi de Gloire permet que nous soyons l’objet  de quelques calomnies et médisances, ne nous affligeons pas mais au contraire, dans de tel cas, prions et bénissons, car c’est à  cela que nous avons été  appelés afin d’être fils de notre Père et digne de sa bonté comme il est dit :  »  nous nous fatiguons à  travailler de nos propres mains; injuriés, nous bénissons; persécutés, nous supportons; calomniés, nous parlons avec bonté; «  (1 cor 4.12-13)

Que l’Éternel nous pardonne pour toutes nos médisances commises par ignorance ou faiblesse, par imprudence et méconnaissance, par tentation ou méchanceté, et qu’Il nous accorde la repentance et guérisse nos coeurs, afin que nous puissions le servir convenablement et partir sur de bonnes bases et ne plus jamais recommencer à  proférer le mal avec notre langue, tout en demandant pardon à  ceux et celles à  qui nous avons pu faire du tord par notre bouche, ce qui serait la preuve d’une authentique téchouva (repentance).

Amen vé amen.

Et vous, avez-vous expérimenté les méfaits de la médisance ? Étiez-vous conscient de la gravité du lachon hara ? Voyez-vous combien il est facile de tomber dans ce piège ? Laissez un commentaire pour partager vos impressions sur l’article et vos expériences à  ce sujet.

Thomas

Un partage sur la paracha de la semaine, inspirée des enseignements du Hafets Haïm, par la seule grâce infinie d’HaShem(Dieu) et avec la précieuse aide des rabbanim d’aujourd’hui et des sages d’Israël d’autrefois.

Note : Merci de citer la source lors de toute copie partielle ou complète de cet article comme le rappellent les maximes des pères (Pirqé Avot) :  » Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde « . Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les coeurs et qui rendra à  chacun selon ses oeuvres.

(*) : Mis à  part les citations et autres extraits de sources externes repris sur le site rencontrerdieu.com, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités dans les articles et les vidéos du site rencontrerdieu.com : chacun doit être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu.