Morts de Johnny Hallyday et de Jean d’Ormesson, par Patrick Fritschy

Pourquoi mettre ensemble deux personnages aussi différents ? Simplement parce qu’ils sont morts dans la même semaine ?

Tout d’abord je me permets de m’associer au deuil des familles et des proches. La place n’est pas à la polémique, mais à la réflexion.

Ce sont deux pierres angulaires d’une certaine France qui partent d’un coup.

Pour Jean D’Ormesson, c’est la pierre de la culture, de la richesse de la pensée humaniste, de la richesse de la parole humaine, la richesse de l’éducation, l’abondance du livre et de la formule heureuse. Aussi la richesse du patrimoine, des châteaux, de la noblesse, du sang bleu. Que de richesses que la majorité des français envie mai dont ils tirent aussi de la fierté.

Quel exemple !

Pour Johnny, c’est un bagarreur, un homme généreux, qui donne tout sur scène, qui remonte après les échecs, qui a surmonté un mauvais départ dans la vie. Un homme avec des tripes, des « couilles », un vrai homme ! N’est-ce pas vrai ?

C’est avant tout un homme qui a touché le cœur de millions de personnes. Comme tous le reprennent actuellement: «  On a tous  quelque chose en nous de Johny » 

Chez les deux, il y a aussi « l’amour » des femmes, l’amour de la liberté. Chez les deux on constate un immense succès, qu’ils ont su cultiver. Chez les deux, l’amour du plaisir et le besoin de plaire, avec des transgressions impertinentes. Ah que les enfermements pour eux étaient insupportables ! Vive la liberté ! Tous deux savaient aussi entretenir la communion avec leur public, dans une joie et une douleur en même temps, et où chacun se retrouvait…

Ils résument à eux deux une France laïque qui se voulait heureuse, un pays qui semblait aller bien, sans Dieu.

Ce sont des pierres angulaires de cette société sans Dieu que notre Roi des rois vient d’enlever. Cela signe la fin d’une illusion de bonheur et de communion nationale. La fin d’une espérance de pouvoir mener une vie apparemment pleinement remplie et heureuse, mais sans Jésus.

Il y a un vide qui s’est brusquement créé. L’édifice « France » vient de recevoir deux coups très sérieux. Les idoles « Raisons » et « Passions » sont déboulonnées. Qui les fera tomber pour de bon ?

Cela fait longtemps que l’église ne fait plus partie des solutions. Bien sûr, la foule a encore besoin d’elle, et de ses monuments historiques, pour pouvoir faire des enterrements majestueux. Ils le seront certainement.

Mais la parole de l’évangile, elle, sera bien loin.

Et si le temps de l’évangile était revenu ? Le temps du retour aux sources, pour les chrétiens d’abord ? Le temps d’un évangile qui a un véritable impact sur le pays ? Le temps où des vrais hommes se lèvent ? Avec du cœur, des tripes, de la maîtrise de soi, de la douceur, de l’humilité ?

En bref, des hommes restaurés «  à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ! »  (Eph 4:13)

France réveille-toi !

(C’est un Suisse qui vous parle…)

  6Comments

  1. Ezechiel16   •  

    100 % d’accord.
    Le 14 novembre 2015, un TGV a eu un accident lors d’une phase d’essais sur la ligne Paris-St.asbourg. 11 morts, 40 blessés. On en a peu parlé à l’époque, et pour cause, c’était le lendemain de l’attaque au Bataclan.

    Le Seigneur m’a dit : « Je vais briser l’orgueil de cette nation »
    Et en effet c’était un des symboles de la France qui était touché, et surtout c’était dû à un excès de vitesse manifeste.

  2. dany   •  

    Jean d’Ormesson, Johnny et le rabbin qui présentait l’émission sur le judaisme le dimanche matin(à part I24 silence sur les télés de l’hexagone)…..

    • dany   •  

      j’ai voulu dire que les télés françaises étaient muettes concernant le décès de ce rabbin qui a pourtant été une célébrité du dimanche matin….

Laisser un commentaire