La prise de la ville d’Aï, par Patrick Fritschy

Message du 31.12.2017

J’ai reçu ce message pendant la louange lors du séminaire à Sion. Je n’ai pas pu le partager, alors je l’ai complété et le voici par écrit.

L’histoire se trouve dans le livre de Josué aux chapitres 7 et 8. Le peuple d’Israël vient de vivre une grande victoire contre Jéricho, en suivant une stratégie divine bien connue.

Jéricho est le symbole de notre entrée dans la terre promise, le symbole de la victoire divine, de nos premiers pas de chrétiens, juste après notre conversion.

La présence de Dieu est tellement forte que toute notre vie en est transformée. Il agit de manière souveraine et nous délivre. Nous devenons des chrétiens  plein d’espérance… et d’illusions.

Puis il y a une petite bataille, tellement moins importante, une petite ville à saisir : Aï. Avec ce que nous venons de vivre on peut y aller sans craintes, Dieu est tellement fort et tellement avec nous !

Lisons ce qui s’est passé :

Jos 7.3

Ils revinrent auprès de Josué, et lui dirent: Il est inutile de faire marcher tout le peuple; deux ou trois mille hommes suffiront pour battre Aï; ne donne pas cette fatigue à tout le peuple, car ils sont en petit nombre.

7.4

Trois mille hommes environ se mirent en marche, mais ils prirent la fuite devant les gens d’Aï.

7.5

Les gens d’Aï leur tuèrent environ trente-six hommes; ils les poursuivirent depuis la porte jusqu’à Schebarim, et les battirent à la descente. Le peuple fut consterné et perdit courage.

Aï est l’image de notre première défaite : cuisante, voire avec de nombreux dégâts. Combien de nous se sont mariés sans consulter l’Eternel ? Combien ont pris une décision importante (boulot, finances, formation, déménagement) de manière légère, sans être conscients de l’enjeu ? La conséquence est écrite, elle est la même pour nous : Nous sommes consternés et perdons courage.

Que va faire Josué, cet homme rempli de l’Eternel ?

7.6

Josué déchira ses vêtements, et se prosterna jusqu’au soir le visage contre terre devant l’arche de l’Éternel, lui et les anciens d’Israël, et ils se couvrirent la tête de poussière.

7.7

Josué dit: Ah! Seigneur Éternel, pourquoi as-tu fait passer le Jourdain à ce peuple, pour nous livrer entre les mains des Amoréens et nous faire périr? Oh! si nous eussions su rester de l’autre côté du Jourdain!

7.8

De grâce, Seigneur, que dirai-je, après qu’Israël a tourné le dos devant ses ennemis?

7.9

Les Cananéens et tous les habitants du pays l’apprendront; ils nous envelopperont, et ils feront disparaître notre nom de la terre. Et que feras-tu pour ton grand nom ?

Josué se lamente.

Veux-tu reconnaître tes terrains de défaites ? Ce sont les situations où tu te lamentes. Que Jéricho semble loin ! Que tes premiers jours de conversion semblent loin ! Que les promesses des premières victoires semblent éloignées… parfois il s’est passé plusieurs dizaines d’années ainsi.

Que répond Dieu face à l’attitude d’humilité de Josué, qui rappelle que c’est l’honneur de Dieu qui a été bafoué par la méchanceté d’un seul homme du peuple de Dieu ?

7.10

L’Éternel dit à Josué: Lève-toi!  Pourquoi restes-tu ainsi couché sur ton visage?

7.11

Israël a péché; ils ont transgressé mon alliance que je leur ai prescrite, ils ont pris des choses dévouées par interdit, ils les ont dérobées et ont dissimulé, et ils les ont cachées parmi leurs bagages

La première parole : Lève-toi ! Dieu n’a pas oublié qui nous sommes : ses enfants !

La deuxième parole : Israël a péché. Notons que le péché d’un seul a souillé tout le peuple !

 

Oui,un seul homme du peuple, Acan, n’a pris pris l’interdit de Dieu au sérieux :

7.21

J’ai vu dans le butin un beau manteau de Schinear, deux cent sicles d’argent, et un lingot d’or du poids de cinquante sicles; je les ai convoités, et je les ai pris;  ils sont cachés dans la terre au milieu de ma tente, et l’argent est dessous.

Qu’il est parfois difficile de prendre la Parole de Dieu au sérieux quand notre cœur recèle de la convoitise, de la peur du lendemain, ou que l’on pense simplement que « Dieu comprendra », vu les circonstances de notre vie ou les difficultés que nous traversons.

La suite a démonntré ce qu’il en coûtait de prendre la Parole de Dieu avec légèreté. C’est un terrible péché, c’est le péché d’INCRÉDULITÉ !

En actualisant ce péché j’aimerais dire deux choses :

Ce péché ressemble curieusement aux priorités de l’évangile de la prospérité. Tout y est : les beaux habits, la richesse matérielle. Dans les lieux où l’on pratique cet évangile sorti droit de l’enfer, beaucoup en voyant les richesses subtilisées par Acan s’écrieraient

– Dieu a béni Acan ! Gloire à Dieu !

Incompréhension absolue de ce qu’est la véritable bénédiction divine. Comment pourrait-on être béni d’avoir désobéi ?

 

Le piège le plus courant, pour justifier les désobéissances, se nomme « Sécurité » (dans les sens d’une fausse sécurité). Le monde (y compris le monde ecclésial qui est tombé dans le piège) nous propose des fausses sécurités, qui sont présentées comme faciles à obtenir et indispensables : un bon conjoint, un bon salaire, une bonne réputation avec des signes ostentatoires de prospérité, etc.). Cela plaît à notre chair. C’est un fonctionnement naturel, charnel, qui n’a pas besoin de Dieu. Notre chair aime faire ce qui lui plait et ce qui lui semble bon, quitte à tordre la Parole de Dieu. Pour notre chair, il se présente beaucoup d’occasions à ne pas manquer, et qui apparaissent même comme une bénédiction, un cadeau du ciel. On édulcore les conséquences, que l’on balaie d’un revers de main quand on veut nous les réppeler : le prix de notre désobéisssance. On ne croit pas les avertissements solennels de Dieu, qui a dit, par la bouche de Paul :

« le salaire du péché, c’est la mort »

Oui, le péché amène la mort. Dans la cas d’Acan, trente-six personnes ont perdu la vie par suite de son incrédulité, entraînant sa légèreté face à l’avertissement de Dieu.

Dans l’apostasie de l’hypergrâce, on prend bien peu au sérieux les avertissements de Dieu en décétant qu’Il a « mis de l’eau dans son vin ». Après avoir péché ou même commis des abominations, les adeptes de cette apostasie, bien sûr, parfois se repentent, mais avec une telle légèreté qu’ils ajoutent à leurs péchés (qui ne seront pas effacés), non seulement celui d’incrédulité, mais encore une grave offense à Dieu. ILS SE MOQUENT DE DIEU ! Car la véritable repentance conduit à l’horreur du péché, et génère la volonté de s’en détourner à jamais.

Combien de vies chrétiennes deviennent comme mortes, par suite de légèreté et d’incrédulité face à l’épée tranchante de la Parole de Dieu, en se fabriquant un Dieu laxiste et peu regardant. Combien tombent malades ou meurent sans la salut, pour avoir persisté dans le même comportement ? Beaucoup plus que tente-six, hélas. Sans doute, dans notre seule époque, des centaines de millions

La Bible nous exhorte à considérer à la fois la bonté ET LA SÉVÉRITÉ DE DIEU (Rms 11)

Écoutons la suite :

Jos 7.24

Josué et tout Israël avec lui prirent Acan, fils de Zérach, l’argent, le manteau, le lingot d’or, les fils et les filles d’Acan, ses boeufs, ses ânes, ses brebis, sa tente, et tout ce qui lui appartenait; et ils les firent monter dans la vallée d’Acor.

7.25

Josué dit: Pourquoi nous as-tu troublés? L’Éternel te troublera aujourd’hui. Et tout Israël le lapida. On les brûla au feu, on les lapida,

7.26

et l’on éleva sur Acan un grand monceau de pierres, qui subsiste encore aujourd’hui. Et l’Éternel revint de l’ardeur de sa colère. C’est à cause de cet événement qu’on a donné jusqu’à ce jour à ce lieu le nom de vallée d’Acor.

 

Il est dur, ce texte ! Heureusement, depuis la Pentecôte, on n’a plus besoin de recourir à la lapidation. C’est Dieu qui se charge de la justice. Et pour ceux qui se repentent vraiment, qui ont la crainte de Dieu dans le cœur, et qui savent courir devant le trône de la grâce pour obtenir miséricorde, la rançon a déjà été payée. Jésus a pris notre place à la Croix. C’est Lui qui a pris tous les coups de notre condamnation à mort.

Mas sans prise de conscience de la gravité de notre légèreté, et sans « repentance qui mène à salut », les dégâts subsistent.

Parfois, et même souvent, comme pour Acan, notre péché a touché notre famille, nos finances, notre travail…. Parfois, nous ne comprenons pas pourquoi tout va mal pour nous et autour de nous. Commençons par en demander les causes à Dieu. C’est Lui qui nous rappellera les erreurs, fautes, péchés, crimes que nous avons commis et qui nous conduira dans la vraie repentance. Puis Il nous montrera comment réparer les dégâts (parfois, ils sont irréparables : il y a eu des morts, des blessures, des séparations, des ruines irréversibles !), Il nous relèvera, Il nous remettra sur le sentier étroite qui mène au salut, et nous ouvrira le chemin qu’Il avait préparé pour nous et dont nous nous étions écartés, ou que nous n’avions même parfois jamais emprunté.

Ensuite, on peut reprendre le terrain perdu. C’est Dieu qui nous fournira la stratégie si on sait le Lui demander. Voyons ce qui s’est produit après que la faute d’Acan ait subi la justice qu’elle méritait SELON DIEU (et non selon l’indulgence et l’auto-indugence de l’homme, qui sont bien rarement alignées sur la véritable bonté, celle de Dieu ! Cette bonté est trois fois sainte, comme Dieu est trois fois saint)

Jos 8.1

L’Éternel dit à Josué: Ne crains point, et ne t’effraie point! Prends avec toi tous les gens de guerre, lève-toi, monte contre Aï. Vois, je livre entre tes mains le roi d’Aï et son peuple, sa ville et son pays.

8.2

Tu traiteras Aï et son roi comme tu as traité Jéricho et son roi; seulement vous garderez pour vous le butin et le bétail. Place une embuscade derrière la ville.

Examinons cette stratégie donnée par Dieu a Josué :

1) N’aie pas peur, la défaite n’est pas une fatalité et pas non plus une normalité.

2) Prends avec toi des hommes de guerre : n’y va pas tout seul ! Arrête la légèreté et l’amateurisme. Josué prends dix fois plus d’hommes avec lui ! Les hommes de guerre ce sont les chrétiens matures. N’y va pas seul ou mal accompagné. Tu ne le sais pas, mais derrière ces hommes de guerre, il y a des anges guerriers, ils sont en nombre suffisant.

8.3

Josué se leva avec tous les gens de guerre, pour monter contre Aï. Il choisit trente mille vaillants hommes, qu’il fit partir de nuit,

3- Regarde ce que Dieu fait, ne regarde plus ta défaite, ta situation, mais uniquement ce que Dieu te montre

4) Aï sera comme Jéricho, tu vas retrouver tout ce que tu as perdu depuis ta conversion, depuis tes premiers pas, depuis cette défaite. C’est une promesse de Dieu.

Regardons la suite :

8.9

Josué les fit partir, et ils allèrent se placer en embuscade entre Béthel et Aï, à l’occident d’Aï. Mais Josué passa cette nuit-là au milieu du peuple.

Josué passe la nuit décisive au milieu de son peuple. La première fois, il n’était pas avec son peuple.

La première fois, lors de ta défaite, Jésus n’étais pas avec toi, tu croyais y arriver sans Lui. Tu as cru au mensonge : « je suis chrétien = je suis fort = je n’ai besoin de personne pour savoir ce que je dois faire et ce qui est bon pour moi  = je n’ai pas vraiment besoin de Dieu ». Cela marche très bien avec les nouveaux convertis… mais aussi tous les adeptes de doctrines apostates, et aujourd’hui elles courent les rues.. et les assemblées chrétiennes.

Voilà la différence fondamentale que nous dévoile ce passage biblique. Quand Jésus est avec toi, au milieu de la bataille, au milieu de la nuit, au milieu des ténèbres, tout va changer car Il est avec toi.

8.18

L’Éternel dit à Josué: Étends vers Aï le javelot que tu as à la main, car je vais la livrer en ton pouvoir. Et Josué étendit vers la ville le javelot qu’il avait à la main.

8.19

Aussitôt qu’il eut étendu sa main, les hommes en embuscade sortirent précipitamment du lieu où ils étaient; ils pénétrèrent dans la ville, la prirent, et se hâtèrent d’y mettre le feu.

C’est quoi ce javelot ? Josué ne le lance même pas !

Ce Javelot symbolise l’Esprit-Saint et sa puissance. Ce n’est pas ma force qui fait agir l’Esprit.

Tu n’as pas besoin d’être un super chrétien, ni d’avoir suivi dix ans d’entrainement militaire. Écoute et obéis à l’Esprit et à sa Parole, le reste n’est pas ton affaire. Ce n’est pas ta victoire, mais celle de Dieu, qui va utiliser qui Il veut.

La victoire est complète, même s’il faut parfois plusieurs batailles

8.28

Josué brûla Aï, et en fit à jamais un monceau de ruines, qui subsiste encore aujourd’hui.

8.29

Il fit pendre à un bois le roi d’Aï, et l’y laissa jusqu’au soir. Au coucher du soleil, Josué ordonna qu’on descendît son cadavre du bois; on le jeta à l’entrée de la porte de la ville, et l’on éleva sur lui un grand monceau de pierres, qui subsiste encore aujourd’hui.

Tu es victorieux ? Redis ton alliance à Dieu. Loue-le pour cette victoire, considère qui est ce grand Roi

8.30

Alors Josué bâtit un autel à l’Éternel, le Dieu d’Israël, sur le mont Ébal,

Ensuite vient  le moment de témoigner de la victoire, de cnfesser les défaites passées et leur cause, en t’appuyant sur ce que la Bible déclare. Tu peux commencer par ta famille,  ton assemblée ou tes amis chrétiens !

8.34

Josué lut ensuite toutes les paroles de la loi, les bénédictions et les malédictions, suivant ce qui est écrit dans le livre de la loi.

8.35

Il n’y eut rien de tout ce que Moïse avait prescrit, que Josué ne lût en présence de toute l’assemblée d’Israël, des femmes et des enfants, et des étrangers qui marchaient au milieu d’eux.

POURQUOI ? POUR QU’ILS RECOIVENT À LEUR TOUR UN SAINT RESPECT DE TOUT CE QUE DIEU DIT !

  2Comments

  1. Thierry Wasserfallen   •  

    Autant pour moi. Prendre à la légère la parole de Dieu… porte à conséquence.
    Merci.
    J’aime (comme on dit sur FB).

  2. jacqueline781   •  

    Amen, il faut toujours prendre le conseil de Dieu, sinon c’est la défaite.

    Nous l’avons expérimenté , nous avons agi selon notre chair un jour, et nous avons dû nous mettre à genoux, demander pardon et le Seigneur dans son infinie miséricorde nous a pardonnés.
    Ce fût une grande leçon pour nous, jamais plus nous ne prendrons de décisions sans l’approbation du Seigneur car nous l’avons payé cher.
    Merci au Seigneur de nous avoir entendus crier à Lui, mais Dieu dans son infinie bonté répare toujours nos égarements sans nous faire de reproches.

    Béni soit l’Éternel notre Dieu qui nous corrige pour notre bien !

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