L’importance de ne pas écouter les médisances, les « on-dit » et « toutes les paroles qu’on débite », par Thomas

Il est un fait : nous avons trop souvent tendance à accorder une importance déraisonnable aux propos d’autrui tenus envers nous, que cela soit en bien ou en mal. Bien souvent, ces propos engendrent toutes sortes de pensées qui peuvent déstabiliser amèrement celui qui y prend garde d’un peu trop près : l’un va s’enfler d’orgueil à cause de la vanité des flatteries, son coeur s’élèvera ce qui le conduira à la ruine (Proverbes 18.12) ; l’autre se laissera décourager et accabler par des propos méchants, injustes et/ou accusateurs qui ne viennent également pas de Dieu etc.

Voici donc une belle petite parabole qui vient merveilleusement illustrer à quel point il est important et précieux de ne pas prêter attention à tous les propos tenus à notre sujet afin de ne pas sombrer dans le découragement et suivre une route mauvaise :

« Il était une fois une course de grenouilles dont l’arrivée se trouvait au sommet d’une tour particulièrement haute. De nombreux curieux se rassemblèrent pour assister à l’événement mais peu croyaient possible que les grenouilles puissent grimper aussi haut. Ainsi on pouvait entendre dans le public :

 « C’est impossible, elles n’y arriveront jamais ! ».

 Les grenouilles commencèrent à abandonner, sauf une qui continuait de grimper. Les spectateurs lui disaient :

 « Tu n’atteindras jamais le sommet, c’est beaucoup trop haut, tu ferais mieux d’abandonner ! ».

 Mais la grenouille, imperturbable, continuait sa course. À la fin il ne restait qu’elle, et au terme d’un effort considérable elle gagna le sommet de la tour. Les autres grenouilles voulurent savoir comment elle avait fait mais quand l’une d’elles lui posa la question, elle découvrit… que la gagnante était sourde ! »

Source : Texte trouvé dans une vieille église de Baltimore en 1692 – Auteur inconnu

Mark TWAIN a dit un jour : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Souvent nous nous laissons limiter et influencer dans nos pensées par les propos d’autrui : c’est une grave erreur que le diable utilise pour nous troubler, injecter de l’amertume et de la rancoeur dans nos coeurs et nous empêcher ainsi d’atteindre notre objectif, ce pourquoi Dieu nous a créé.

Le diable sait qu’un coeur blessé ne pourra pas servir le Seigneur d’une manière agréable à Dieu car celui qui est blessé, blessera inévitablement les autres et ainsi, la voie de la vérité sera calomniée et satan gagnera du terrain, d’ou l’extrême importance de « Garder son coeur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie. » (Proverbes 4:23).

Oui le diable utilisera aisément et particulièrement ceux et celles qui ne sont pas affermis dans la parole de Dieu, ceux qui ne veillent ni sur leur coeur, ni sur leur lèvre ou qui ont seulement l’apparence de la piété. Ces dernières personnes sont les plus dangereuses car rien n’est plus douloureux que de subir la mauvaise bouche et la trahison de ceux et celles que l’on estimait comme faisant partis de sa famille ainsi qu’il est dit au sujet des douleurs vécues par le Messie Yéshoua :

« Celui-là même avec qui j’étais en paix, Qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain, Lève le talon contre moi. » (Psaumes 41.10) et encore : « Et si on lui demande : D’où viennent ces blessures que tu as aux mains ? Il répondra : C’est dans la maison de mes amis que je les ai reçues. » (Zacharie 13.6)

Le diable le sait et travaille particulièrement au sein des croyants afin d’en blesser le plus grand nombre par le biais des mauvaises paroles, des médisances, des sous entendus malicieux, des divisions mauvaises et inutiles qui sèment toutes sortes de troubles. N’oublions pas que parler négativement d’une personne sans la nommer mais avec des indices suffisamment clairs pour savoir de qui il s’agit est une forme perverse de médisance que le Seigneur des armées voit et jugera selon qu’il est dit : « Celui qui a planté l’oreille n’entendrait-il pas ? Celui qui a formé l’oeil ne verrait-il pas ? L’Éternel connaît les pensées de l’homme, Il sait qu’elles sont vaines. »(Psaumes 94.9)

Ces personnes seront utilisées par l’ennemi de nos âmes pour blesser par leur bouche des frères et des soeurs afin d’empoisonner leur service divin et leur vocation céleste en Yéshoua par le biais de toutes sortes de médisances et de mauvais propos et/ou de jugements d’apparences. Mais Gloire soit rendue à Dieu qui nous donne les armes pour se protéger efficacement des desseins malveillants du Satan comme il est dit : « Qu’elles deviennent muettes, les lèvres menteuses, Qui parlent avec audace contre le juste, Avec arrogance et dédain ! Oh ! combien est grande ta bonté, Que tu tiens en réserve pour ceux qui te craignent, Que tu témoignes à ceux qui cherchent en toi leur refuge. Tu les protèges dans ta tente contre les langues qui les attaquent. »(Psaumes 31)

Les sages d’Israël, que leur mémoire soit bénie, nous font remarquer une fois encore une chose intéressante et totalement certaine et véritable : en hébreu, le mot « serpent » et le mot « pensée » ont la même racine ; le mot « serpent » se dit « Nahach » et le mot « pensée » se dit « Mahchava ». Ceci nous apprend que le « satan », appelé aussi « le serpent » (Nahach) dans la Torah, vient nous influencer en nous soufflant toutes sortes de chimères et de pensées mauvaises. Sans discernement et sans la connaissance de la Torah qui est la Parole de Dieu, beaucoup tombent dans le piège et accordent ainsi du crédit à ce qui n’est en vérité que leur imagination, un pur produit d’une pensée soufflée par satan afin de nous détourner, de nous égarer et/ou de nous décourager. C’est pourquoi il est dit : « Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez » (Luc 8.18), d’où l’importance de protéger ses pensées comme il est dit : « Il met sur sa tête le casque du salut » (Esaïe 59.17), ce que rappelle Paul : « Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du satan (Nahach) (…) prenez aussi le casque du salut (protège les pensées), et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu (aide à discerner ce qui est de Dieu et ce qui n’est pas de Dieu). » (Éphésiens 6)

A ce sujet, rappelons-nous de l’excellent comportement de Saül à ses débuts :

« Saül fut accompagné par les honnêtes gens, dont Dieu avait touché le coeur. Il y eut toutefois des hommes Pervers, qui disaient : Quoi ! c’est celui-ci qui nous sauvera !on dit medisance calomnie Et ils le méprisèrent, et ne lui apportèrent aucun présent. Mais Saül n’y prit point garde. » (1 Samuel 10.26-27)

Ne prenons pas garde à ceux et celles qui se plaisent à décourager et à blesser avec leur bouche leur prochain : Ils auront leur salaire tôt ou tard. Il est donc très important de discerner ce qui vient de Dieu et ce qui vient des hommes et de l’ennemi de nos âmes afin de ne pas se laisser facilement ébranler par les propos d’une humanité dont la bouche est devenue malade depuis l’entrée du péché dans ce monde. Si quelqu’un manque de discernement à ce sujet qu’il le demande tout simplement à Dieu comme il est dit :

« Si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous libéralement, sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu’il demande avec foi, sans douter » (Jacques 1.5)

Enfin, le grand sage Salomon nous rappelle bien pourquoi nous devrions ne pas prêter attention aux médisances et aux mauvais propos des uns et des autres, « Car bien des fois, ton cœur le sait, il t’est arrivé de proférer des malédictions contre les autres »Oui, qui d’entre nous n’a pas déjà parlé en mal d’une personne ? Par la grâce de Dieu nous nous en sommes repentis et tendons à ne plus recommencer car nous connaissons cette parole qui dit : « O homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses (…) Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu ? » (Romains 2)

N’est-il pas écrit : « Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir. » (Romains 14.4)

Ainsi, « Ne parlez point mal les uns des autres, frères. Celui qui parle mal d’un frère, ou qui juge son frère, parle mal de la Torah et juge la Torah. Or, si tu juges la Torah, tu n’es pas observateur de la Torah, mais tu en es juge. » (Jacques 4.11)

Marchons dans la vérité en observateur de la Torah du Dieu d’Israël, soyons ferme dans nos sentiments et SANS COMPROMIS, et le Dieu de gloire sera à nos côtés comme il est dit : « A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix, la paix, Parce qu’il se confie en toi. » (Esaïe 26:3)

Prière : Dieu d’Abraham d’Isaac et de Yaacov, nous venons te demander ton aide au nom de notre précieux Messie Yéshoua : Père, puisses-tu augmenter notre sagesse spirituelle afin de discerner ce qui vient de toi et ce qui vient du diable, accorde-nous le discernement afin de marcher dans la bonne voie sans donner d’importance aux pensées soufflées par le diable, donne-nous s’il te plait l’amour de la vérité et la soif de Ta Parole afin de garder Ta Torah et être rempli de Ton Esprit Saint qui grave Tes commandements dans nos coeurs. Merci Seigneur de mettre une garde à notre bouche et de nous aider à veiller sur nos lèvres afin que l’on ne parle pas en mal de nos frères et soeurs. Merci Seigneur de nous aider à nous détourner promptement des pièges de l’ennemi qui voudrait détourner notre attention et nous décourager en utilisant la bouche de notre prochain. Que ton nom soit élevé car nous savons que tu nous donnes la victoire en Yéshoua notre Sauveur et par ton Esprit à l’aide de ta puissante Torah, amen vé amen.


Note MAV. Bien sûr, je suis particulièrement concernée par ce sujet, étant victime à une échelle impressionnante (sur internet entre autres), de calomnies, de médisances, et même dans le milieu des responsables ecclésiaux qui se pensaient justes devant Dieu, mes prises de position m’ont valu beaucoup de méchantes rumeurs destinées à me tuer de la langue et à enterrer le ministère que Dieu m’a confiée. Au début, j’étais à la fois ahurie, blessée, et je me disais: « que leur ai-je donc fait alors que je les aime et que je ne fait que servir mon Seigneur ».  Ma force, ce fut ma foi, et non ma surdité, comme celle de la grenouille. Non, je n’étais pas sourde, mais au contraire j’entendais clairement la voix de mon Dieu. Quand des hommes m’ordonnaient: « Assied-toi », j’entendais mon Dieu me dire « Lève-toi » ! J’ai tout de suite fait mon choix, sans me laisser intimider par les hommes, quelle que soit leur position ou leur notoriété.

 

Avec le temps, et parce que j’ai vu la rétribution des méchants, même si Dieu leur laissait du temps pour se repentir, ma réaction face aux calomnies, aux ragots mensongers, aux médisances vipérines, a graduellement changé. Maintenant, mon pardon est immédiat, car je laisse à Celui qui seul connaît le coeur des homme (2 Ch 6:30) le soin d’exercer sa justice parfaite, comme Il nous l’a ordonné: « À moi la colère … ». Ensuite, en voyant cette justice divine – « Il est terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant », j’ai commencé à avoir une réelle pitié pour ceux qui s’adonnaient aux campagnes de calomnies. Je le sais: ils ne connaissent pas Dieu. Ce que Jésus a dit en Jean 16: 1 « Je vous ai dit ces choses, afin qu’elles ne soient pas pour vous une occasion de chute. 2 Ils vous excluront des synagogues; et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. 3 Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. »  s’est fait rhéma et j’ai vraiment réalisé que la plupart, effectivement, n’on jamais rencontré le Véritable, et ne le connaisent pas.

 

Un jour, il y a quelque vingt ans, alors que je venais de recevoir de la part d’un pasteur une lettre incroyablement méchante et calomnieuse,  j’ai été à la fois bouleversée, ahurie, et blessée. Je l’ai lue à plusieurs proches, qui étaient tout aussi ahuris que moi. Mais j’ai eu la bonne idée de téléphoner à un solide chrétien qui avait reçu un don de sagesse. Je lui ai lu la lettre. Il connaissait ce pasteur. Il m’a dit: «  Michelle, c’est vrai, c’est un paquet de méchancetés et de paroles blessantes. Maintenant, je vais te dire ceci. Ou bien il y a dedans des vérités, et quelle que soit la manière dont elles sont formulées, tu remercies le Seigneur, car cela va te faire avancer. Ou bien rien n’est vrai, et tu ne dois même pas t’occuper de cette lettre. Si tu es blessée, c’est ton orgueil qui est blessé, donc tu dois demander pardon à Dieu pour ton orgueil ! » 

Et vlan ! Je savais qu’il disait la vérité. Et moi-même, en partageant cette lettre avec des proches, j’avais contribué à les amener à juger ce pasteur sévèrement. Moi aussi, j’étais une « rapporteuse », même si, humainement, je subissais une grave injustice. La remontrance de cet ami m’a marquée et transformée dans les temps qui ont suivi, car j’ai commencé à m’occuper, non plus de ce qu’on disait de moi, en bien ou en mal, mais des paroles blessantes ou médisantes que moi aussi il m’arrivait de prononcer. Même si j’avais appris déjà à mettre un stop à ce colportage, à n’ajouter foi à certaines informations que s’il y avait plusieurs témoignages solides (nous devons aussi veiller au troupeau de Dieu et dénoncer résolument les loups qui le saccagent. Jésus l’a fait, Paul aussi, Jean aussi [3Jean]), nous ne sommes jamais à l’abri et notre langue, comme Jacques le rappelle, peut incendier une forêt !

Ja 1 : 26 Si quelqu’un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son coeur, la religion de cet homme est vaine.

3: De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! 6 La langue aussi est un feu; c’est le monde de l’iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne.

7 Toutes les espèces de bêtes et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins, sont domptés et ont été domptés par la nature humaine;8 mais la langue, aucun homme ne peut la dompter; c’est un mal qu’on ne peut réprimer; elle est pleine d’un venin mortel. 9 Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu. 10 De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi. 11 La source fait-elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère ? 12 Un figuier, mes frères, peut-il produire des olives, ou une vigne des figues ? De l’eau salée ne peut pas non plus produire de l’eau douce.
Salomon aussi met en garde:
Ec 5: 6 Ne permets pas à ta bouche de faire pécher ta chair, et ne dis point devant l’ange que c’est une erreur. Pourquoi Dieu se courroucerait-il à ta voix, et détruirait-il l’oeuvre de tes mains? 7 Car dans la multitude des songes il y a des vanités, et aussi dans beaucoup de paroles; mais crains Dieu

Oui, nous avons tous à réfléchir car nous sommes tous concernés. Peu ou prou ? Même si c’est peu, cela entraîne le courroux de Dieu et cela peut détruire tout ce que nous projetons de faire. C’est écrit.

 

  13Comments

  1. magali   •  

    Merci chère Michelle pour ce blog et ces mises en garde.
    J’espère que tu reviendras bientôt faire un séminaire à Sion. Tu défends la Vérité et nous on t’aime pour cela. N’en plaise à tes détracteurs.
    Que Dieu te bénisse richement et te protège de toutes ces hostilités.

  2. magali   •  

    Que Dieu t’encourage et bénisse abondamment ton ministère!
    Shalom!

  3. helene   •  

    Mathieu 12/36
    Je vous le dis : au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée.

  4. Guillaume   •  

    Voici un sujet très important pour les milieux chrétiens et non chrétiens.
    Je suis tout à fait d’accord avec l’idée que lorsque quelqu’un fait délibérément du mal à quelqu’un d’autre, il finit toujours par le payer d’une façon ou d’une autre s’il ne tient pas compte des avertissements qui viennent sous une forme quelconque. C’est quelque chose qui se dit même chez les non chrétiens.

    Depuis que je suis chrétien, j’ai toujours été surpris de la forme sournoise et parfois même sous des apparences de sainteté que peuvent prendre la médisance, la calomnie et les mensonges de toutes sortes dans les milieux chrétiens. Au début de ma conversion, je croyais que les gens qui faisaient ça étaient bien intentionnés et le faisaient dans le but de faire respecter la parole de Dieu mais avec le temps j’ai constaté qu’ils n’étaient au fond pas mieux que ceux qu’ils critiquaient. Si on les observait, on pouvait parfois même constater qu’elles étaient pires. Je me souviens d’une dame qui en avait même fait sa « spécialité » et à cause de ça, elle a été mise à la porte de trois dénominations différentes. J’ai même été une fois témoin de l’utilisation de ces techniques où un pasteur a été scié par ses collègues car il devenait trop gênant pour eux pour des raisons trop longues à expliquer ici. Je me permets donc de dire à Michelle qu’elle n’est de loin pas la seule personne qui sert Dieu dans ce genre de situation.

    Mais dans tous ces cas, j’ai aussi pu voir comment Dieu a puni les gens qui n’arrêtent pas de médire. Mais au fond, comme c’est écrit dans l’article, si les médisances peuvent aider à faire avancer la victime, c’est Dieu qui transforme le mal en bien.

    • fleur22   •  

      Merci pour ce témoignage du vécu.

      Notre parole est en nous, elle est formée par notre esprit et quand nous parlons elle est toujours de nous et nous formons un avec notre parole. Nous sommes aussi nos paroles.
      Je pense que les gens qui médisent dans les églises sont animés par un esprit religieux ; ils se précipitent dans les lieux de rassemblement, dans des oeuvres et oublient de rester seuls. Ils ne connaissent pas Dieu. C’est dans la solitude que nous comprenons certaines choses, que nous connaissons.
      Courage à tous ceux victimes de médisance. Ça vient d’un esprit méchant qui ne connaît pas Dieu.

    • Michelle d'Astier de la Vigerie   •     Author

      Oh, je sais que je ne suis pas toute seule. Mais généralement les campagnes de médisances sont proportionnelles à la notoriété de la victime choisie, à la puissance qui accompagne leur ministère (puissance que les calomniateurs ne voient pas, donc jalousie au lieu de se remettre en question), et tu mutiplies tout cela par 8 ou 10 si c’est une femme que Dieu a choisie. Un peu comme pour Etienne qui, pendant qu’il rayonnait de la gloire de Dieu, le sanhedrin de l’époque grinçait des dents et écumait de rage.

      Quel est le sanhedrin d’aujourd’hui ? Ils font pareil et ils entrainent les foules à dire : lapidez -le, ou crucifiez-le (pour le faire taire !!!!). Le monde ecclesial d’aujourd’hui hait tout autant la vérité que celui qui régnait sur le peuple de Dieu il y a 2000 ans ! Triste constat, même si, bien sûr, individuellement il y a des gens formidables; Mais corporativement, c’est tout autre chose, car ils tirent leur gloire les uns des autres et qu’ils meurent de peur d’être exclus du « corps », ou pour de simples membres, de leur assemblée.

      • fleur22   •  

        Tout à fait Michelle. Et c’est vraiment triste parce que ça fait perdre du temps et de l’énergie en plus de courir le risque de passer à côté du Christ véritable.

        Enfin même dans le monde, c’est mal tout cela. C’est carrément une question de valeurs humaines. Ce que le chrétien justement doit faire est de voir la vérité de son coeur d’abord. C’est le premier pas. Se sonder d’abord.

        Bénissons les. Que Dieu touche leurs coeurs afin d’aimer leurs frères et soeurs et même les gens du monde…c’est comme cela que Dieu nous donne la paix.

        • Michelle d'Astier de la Vigerie   •     Author

          Ma plus grande tristesse est que je sais que la plupart ne sont pas sauvés alors qu’ils croient l’être. Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus …

          • Rondoudou   •  

            Tu sais Michelle, je n’ai pas l’expérience de Christ autant que bien d’autres… mais pour ma part, quand je vois qu’il est écrit qu’il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus, je ne lis aucunement que peu de « chrétiens, disciples » hériteront du Royaume de Dieu.
            Bien entendu qu’une personne qui accepte Jésus pour le bannir ensuite en sera privé, mais je pense qu’Il veut parler du monde, car il veut que TOUS soient sauvé.

            Tu dis vrai, ils croient tous être sauvés, mais pas seulement ceux qui se disent chrétiens, loin de là !
            Chacun dans sa religion se croit sauvé, les athées aussi le croient en disant que si Dieu existe ils iront au paradis si ils sont bons…

            chacun se fait son idée du paradis, et la tendance actuelle qui domine désormais, et celle de œcuménisme, c’est le Pape du vice, j’ai nommé François 1000e du nom qui le dit en tuant l’esprit de l’Évangile par un « chacun doit suivre sa conscience et ça mènera au paradis ! Pas besoin de l’Évangile… »

            Il me donne envie de mourir ce gars !

            • Michelle d'Astier de la Vigerie   •     Author

              Rapproche cela de Jean 6

              JÉSUS PARLE À SES DISCIPLES, JE SOULIGNE LE MOT, DONC DES GENS QUI ONT CRU, QUI L’ONT SUIVI, QUI ONT RENONCÉ À LEUR PROPRE VIE, À TOUT CE QU’ILS POSSÈDENT, QUI PORTENT CHAQUE JOUR LEUR CROIX (= ce sont les implications obligatoires du mot discipLe, que Jésus Lui-même a données: on ne parle donc pas ici de simples « croyants », dont Jésus dit en Jean 8 (« des Juifs qui ont cru » répété deux fois: vous avez pour père le diable):

              Jn 6:64 mais il y en a parmi vous quelques-uns qui ne croient pas.» En effet, Jésus savait dès le début qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le trahirait. 65 Il ajouta: «Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi à moins que cela ne lui soit donné par mon Père.» 66 Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent et arrêtèrent de marcher avec lui.
              67 Jésus dit alors aux douze: «Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller?» 68 Simon Pierre lui répondit: «Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. 69 Et nous, nous croyons et nous savons que tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant.» 70 Jésus leur répondit: «N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze? Et l’un de vous est un diable!»

          • Rondoudou   •  

            Oui, cela va dans le sens où il ne suffit pas de se dire comme venant à Christ, si on abandonne la Grâce de Dieu qui habite pleinement en Jésus Christ, on perd le Salut définitivement. Si on l’écoute et que on refuse de marcher avec lui, et je ne parle pas ici de nonchalance ou d’hésitations qui peuvent émailler la vie d’un disciple, parce que oui, c’est dur des fois, très dur, et que se faisant nous sortons de ce chemin pour suivre notre propre Evangile (ou celui d’un autre qui nous sied mieux) alors nous ne sommes plus sous la Grâce, on peut le voir de ceux qui écoutant Jésus n’ont pas voulu le suivre pour repartir à leur vie.

            Après tu as probablement raison, c’est juste que j’y vois une portée en deux temps, en premier lieu de ceux qui se disent comme ayant accepté Jésus mais qui pourtant suivent un autre évangile, et dans un second temps au delà de l’Eglise, le monde qui d’une certaine manière suit aussi son Evangile, je crois que peu de monde se rend compte des mouvements spirituels qui se sont inspirés de la Bible quitte à appeler ça autrement.
            De toute manière les choses sont claires, autant d’un côté certains plaident pour un pardon de tous les instants, partisans du « moins j’en fais mieux je me porte mais ça ira tant que je garde l’étiquette chrétien », d’un autre ceux qui prônent une sévérité de tous les jours à se flageller (voir de préférence flageller ses « frères & sœurs » plus que soi-même) en prônant que nos efforts sont méritoires et que si on n’est pas limite plus Saint que Saint à la fin de sa vie c’est la Géhenne (moi j’appelle ça une secte personnellement).

            Je vais parler pour moi, puisque je me connais quand même suffisamment pour le dire, l’homme que j’étais avant de découvrir Jésus est mort, celui que Dieu a commencé à construire au fil dans années a mis du temps à démarrer, et aujourd’hui je suis loin d’être un « frère de luxe » si on me permet l’expression, j’ai besoin de grandir, d’être renouvelé sans cesse et bien que je le savais auparavant, j’en ai réellement pris conscience il n’y a pas si longtemps que cela (depuis le séminaire de juin 2017 avec toi MAV !) et je sais que j’ai du chemin à parcourir encore, mais je garde toujours en tête de regarder les membres de ma famille en Christ comme meilleurs que moi, je comprends mieux pourquoi Jésus nous demande de le faire d’ailleurs, car l’humilité ça se travaille, et ce boulot c’est l’Esprit de Dieu qui doit le faire en nous (avec notre approbation cela va de soi) et c’est seulement à ce moment que nous pouvons continuer de grandir, pas quand on se voit supérieur à son frère, à sa sœur.

            On a des témoignages dans la Bible jusqu’à aujourd’hui qui nous montre bien que ceux qui se plaisent à s’enfler de connaissance pour la connaissance ne peuvent guère mieux que se revêtir d’une apparence de piété mais se trahissent eux-mêmes aux yeux des chrétiens qui ont le discernement, et là est l’exemple en Jésus, Il avait tout pour écraser ses opposants, pour montrer sa toute puissance et pourtant il est resté humble… what else ?
            Alors les médisances que l’on peut subir, ça doit glisser sur nous comme l’eau sur les plumes d’un canard, j’en ai fait l’expérience et l’homme que je suis aujourd’hui l’encaisse bien mieux que celui que j’étais il y a 10 ans alors même que j’avais déjà commencé mon cheminement avec Christ, et je sais que Dieu va continuer de travailler en moi, quelque soit le temps qu’il me reste dans cette vie, il a promis qu’il serait là à chaque instant et j’ai foi en lui, comme chacun des membres de ma famille en Jésus Christ.
            Alors quand on nous insulte, ne le prenons pas pour nous et prions Dieu de nous garder et chacun en verra les fruits !

            • Michelle d'Astier de la Vigerie   •     Author

              Hélas, le Seigneur m’a plusieurs fois montré que très peu de ceux qui se disaient chrétiens étaient vraiment convertis. La plupart marchent un pied dans le monde, un pied dans le royaume… sauf que cela ne … marche pas. Ou bien on est tout entier sur l’autel, ou on ne verra pas la gloire de Dieu. ET C’EST CE QUE LA PLUPART DES EGLISES BATIMENT TAISENT, par peur de perdre des ouailles et des dimes, et c’est tragique. Ils se pensent sauvés et ils ne le sont pas « tu passes pour être vivant, mais tu es mort… ». La plus grande marque ? L’absence de crainte de Dieu dans ces églises: «  Ils n’ont connu  ni le Père ni moi »

          • Rondoudou   •  

            C’est bien vrai, tout comme il est vrai que si je demandais à chaque chrétien que je rencontrais si il était sauvé, si il suivait le véritable évangile, j’aurais sans arrêt la même réponse « oui je suis le véritable évangile » !

            Or donc, le temps passant je vois des divisions au sein des églises, des pour ou contre, des « neutres » qui veulent plaire à tout le monde… et, je suis un peu honteux, mais je me pose souvent cette question à moi-même « suis-je fidèle à La Parole ou bien fais-je une erreur quelque part ? »

            Je prie régulièrement là-dessus, parce que j’ai peur de mal interpréter la Parole de Dieu, je suis faillible et il est possible que des fois je lise une chose en la comprenant d’une certaine manière parce que ça m’arrange, mais je prie pour que Dieu me montre si c’est juste ou non quitte à ce que me revienne en pleine figure,
            huh c’est marrant parce qu’il m’arrive de lui dire quand je lui parle « écoute Seigneur, tu connais mes difficultés et si j’ai besoin d’un divin coup de pied au derrière pour me bouger alors vas-y fais-le ! ».

            J’ai peur de me tromper, non pas que je veuille bêtement obéir, mais je vois Dieu réellement comme un Père, et si j’ai envie avant tout de lui plaire ce n’est pas par peur, mais par crainte de le décevoir, je l’aime tellement que j’ai envie de lui être agréable, alors je me bats tous les jours en lui demandant pardon quand je n’ai pas su écouter, quand je n’ai pas su appliquer ce qu’il me demandait de faire.
            Je ne veux pas lui obéir par appât du gain, parce que j’amasserais des trésors dans les cieux, oui je suis conscient que Dieu nous récompensera aussi pour ça, mais ce n’est pas ma motivation première.

            Quand j’ai la paix de Dieu dans ma vie, je le sens de cette manière là : c’est comme si, dans ces moments de paix, j’étais dans ses bras et que je pouvais me reposer pleinement malgré ce monde, c’est comme si j’étais hors du temps l’espace d’un instant.
            Voilà ma récompense, être dans l’Amour de Dieu n’a pas de prix à mes yeux, même si je devais me retrouver à la rue et dormir sous un pont, je ne pourrais pas me tourner vers Lui empli de colère, je l’aimerai toujours autant.
            Et c’est un combat, ma crainte est de me tromper quelque part, mais je quelqu’un me pose la question « es-tu sauvé ? », c’est avec un grand sourire que je dirai « je lui suis, par la grâce de Dieu en Jésus Christ ! »

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